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Montpellier sans idées

Eurotournoi

samedi 17 novembre 2007 - © Olivier Stephan

 2 min 22 de lecture

Transparents en première mi-temps, les Montpelliérains ont raté leur entrée dans l'Eurotournoi 2007. Ils n'ont pas su se faire violence pour renverser la vapeur face aux Danois de Copenhague, presque aussi séduisants que jeudi face à Valladolid.

Certes, le chef d'orchestre est encore privé de baguette, la faute à une vilaine périostite. Certes, le sorcier gaucher a le doigt dans le plâtre. Mais même sans Guigou et Abati, on attendait mieux du Montpellier version 2007-2008. Carrément mieux.

Car c'est un handball poussif et essoufflé qu'ont produit, vendredi sur le parquet du Rhénus de Strasbourg, les vice-champions de France. D'entrée, les Héraultais se sont empêtrés dans une défense de Copenhague solide et solidaire, et n'ont que trop rarement trouvé des solutions pour la contourner ou la prendre de vitesse. Des Montpelliérains qui faisaient par ailleurs preuve d'un rare et impressionnant déchet offensif, à l'image de Hmam (2/7 en première période) ou encore Bojinovic, qui "croquait" un 7 mètres qui lui aurait permis de ramener les siens à - 3 (5-9, 23e).

En face en revanche, les Danois posaient le jeu et construisaient tranquillement, s'en remettant au bras de Lindahl ou Hammer qui assuraient l'artillerie. Et offraient à Copenhague une marge de manœuvre aussi confortable qu'inattendue : + 8 (6-14, 30e). Sur une piqûre d'orgueil, Juricek marquait péniblement, en deux temps, sur la sirène, mais cela ne changeait pas grand-chose : seulement 7 buts à la pause pour une armada du calibre du MHB, le tableau de score faisait vraiment désordre.

Malgré le recadrage (sans nul doute hors catégorie...) de Patrice Canayer, les débats repartaient sur le même tempo : des Danois virevoltants en attaque, slalomant au milieu de défenseurs statiques et empruntés, plantés comme des palmiers sur les rives d'un lagon polynésien... Et quand les Montpelliérains parvenaient à trouver la faille devant, c'est bien souvent le diabolique Ege (impérial avec 22 arrêts !) qui sortait un miracle. Lui, ou ses poteaux... Peu avant le dernier quart d'heure, il fallait une inespérée double ration de deux minutes à l'encontre de Copenhague pour voir le MHB reprendre quelques couleurs, et avoir de nouveau les Danois dans sa ligne de mire (14-17, 44e).

Retrouvant par instants leur "fighting spirit", les Héraultais, emmenés par le réalisme de Tej et Megannem, recollaient même à un petit but à plusieurs reprises. Leur "fighting spirit" mais pas leur sang-froid : Bojinovic bousculait stupidement Lindahl, en suspension à la conclusion d'une contre-attaque, et écopait d'un carton rouge logique. A deux minutes de la sirène, Copenhague n'en demandait pas tant et gérait alors tranquillement, savourant la première surprise de cet Eurotournoi 2007.


A Strasbourg, Hall Rhénus
Le 24 août 2007 à 20H00
Montpellier – Copenhague : 23 - 25 (Mi-temps : 7-14)

3500 Spectateurs
Arbitres :
MM Dentz et Reibel (France)

 

Montpellier sans idées 

Eurotournoi

samedi 17 novembre 2007 - © Olivier Stephan

 2 min 22 de lecture

Transparents en première mi-temps, les Montpelliérains ont raté leur entrée dans l'Eurotournoi 2007. Ils n'ont pas su se faire violence pour renverser la vapeur face aux Danois de Copenhague, presque aussi séduisants que jeudi face à Valladolid.

Certes, le chef d'orchestre est encore privé de baguette, la faute à une vilaine périostite. Certes, le sorcier gaucher a le doigt dans le plâtre. Mais même sans Guigou et Abati, on attendait mieux du Montpellier version 2007-2008. Carrément mieux.

Car c'est un handball poussif et essoufflé qu'ont produit, vendredi sur le parquet du Rhénus de Strasbourg, les vice-champions de France. D'entrée, les Héraultais se sont empêtrés dans une défense de Copenhague solide et solidaire, et n'ont que trop rarement trouvé des solutions pour la contourner ou la prendre de vitesse. Des Montpelliérains qui faisaient par ailleurs preuve d'un rare et impressionnant déchet offensif, à l'image de Hmam (2/7 en première période) ou encore Bojinovic, qui "croquait" un 7 mètres qui lui aurait permis de ramener les siens à - 3 (5-9, 23e).

En face en revanche, les Danois posaient le jeu et construisaient tranquillement, s'en remettant au bras de Lindahl ou Hammer qui assuraient l'artillerie. Et offraient à Copenhague une marge de manœuvre aussi confortable qu'inattendue : + 8 (6-14, 30e). Sur une piqûre d'orgueil, Juricek marquait péniblement, en deux temps, sur la sirène, mais cela ne changeait pas grand-chose : seulement 7 buts à la pause pour une armada du calibre du MHB, le tableau de score faisait vraiment désordre.

Malgré le recadrage (sans nul doute hors catégorie...) de Patrice Canayer, les débats repartaient sur le même tempo : des Danois virevoltants en attaque, slalomant au milieu de défenseurs statiques et empruntés, plantés comme des palmiers sur les rives d'un lagon polynésien... Et quand les Montpelliérains parvenaient à trouver la faille devant, c'est bien souvent le diabolique Ege (impérial avec 22 arrêts !) qui sortait un miracle. Lui, ou ses poteaux... Peu avant le dernier quart d'heure, il fallait une inespérée double ration de deux minutes à l'encontre de Copenhague pour voir le MHB reprendre quelques couleurs, et avoir de nouveau les Danois dans sa ligne de mire (14-17, 44e).

Retrouvant par instants leur "fighting spirit", les Héraultais, emmenés par le réalisme de Tej et Megannem, recollaient même à un petit but à plusieurs reprises. Leur "fighting spirit" mais pas leur sang-froid : Bojinovic bousculait stupidement Lindahl, en suspension à la conclusion d'une contre-attaque, et écopait d'un carton rouge logique. A deux minutes de la sirène, Copenhague n'en demandait pas tant et gérait alors tranquillement, savourant la première surprise de cet Eurotournoi 2007.


A Strasbourg, Hall Rhénus
Le 24 août 2007 à 20H00
Montpellier – Copenhague : 23 - 25 (Mi-temps : 7-14)

3500 Spectateurs
Arbitres :
MM Dentz et Reibel (France)

 

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