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Ce seront donc les Pays-Bas

Jeux Olympiques

lundi 2 août 2021 - © François Dasriaux

 17 min 48 de lecture

Même si les Néerlandaises ont quasi arrêté de jouer à la 45° minute, elles ont réussi à s’imposer sur le Monténégro 30-29 et terminent donc 2° de la poule A et seront les adversaires des Françaises mercredi à 13h45 heure française. Championnes du Monde en titre, coachées par Emmanuel Mayonnade, qui connait donc les joueuses de l’équipe de France sur le bout des doigts, les Bataves seront à l’évidence un adversaire plus que redoutable sur le chemin d’une médaille olympique.


Elles y sont ! Le moment charnière d’une compétition de Handball aux JO est depuis des lustres le quart de finale. Celui qui vous renvoie à la maison, ou vous ouvre les portes du dernier week-end, du dernier carré et donc d’une médaille potentielle. Une fois cet écueil passé, on sait qu’on a deux matches pour arracher cette breloque après tout le monde coure depuis 15 jours. Ce point de bascule, les Bleues se sont ouvert ses portes en dominant assez facilement le Brésil et toutes savent que c’est quasiment une nouvelle compétition qui commence. De belles prestations en phase de poule n’ont jamais été le gage d’une compétition réussie. Nombre de premiers se sont pris les pieds dans le tapis dans ces fameux quarts, les Français et les Françaises ont payé pour le savoir. Ce sont 60 minutes sous très haute tension que les Françaises et les N2erlandaises vont vivre.

Après, la question qui reste sur toutes les lèvres est « Quelles sont les chances des Bleues dans tout cela ? » Hormis la sempiternelle ritournelle du « Sur 60 minutes tout est possible », il y a quand même de quoi positiver tout en restant extrêmement prudent. Les Bleues semblent peu à peu se mettre en marche. On a retrouvé Cléopâtre Darleux, il ne manque plus que de voir Amandine Leynaud au même niveau pour que les gardiennes françaises soient une angoisse permanente pour les Oranje. Tandis que de l’autre côté, Tess Wester est un peu loin de des standards qui en avait fait un cauchemar pour les attaquantes adverses. Certes avec Rika Duijndam, les Pays-Bas ont enfin un vrai N°2 solide capable de prendre le relais de la taulière, mais avec moins de 25% d’arrêts toutes les deux on ne peut pas dire que cela soit folichon depuis le début de la compétition.



Côté terrain, on pensait que le retour de Nicke Groot compenserait l’absence sur blessure d’Estevana Polman. Mais le retour de l’ancienne de Györ n’est pas une totale réussite. Dispendieuse en ballons, d’une fiabilité moyenne au shoot, elle reste toutefois la meilleure passeuse, mais avec 4 unités seulement.  Emmanuel Mayonnade a d’ailleurs fait d’Ingers Smits la taulière du jeu, et là il faut dire que la clairvoyance et la percussion de la demi-centre de Bietigheim sont assez exceptionnels cette saison, Brest a souffert mille maux face à elle. A droite, si Laura Van Der Heijden n’est plus la gauchère virevoltante de ses belles années, la très belle surprise sur le poste est l’avènement de Dione Housheer, bonne shooteuse de loin, capable de prendre les intervalles et de bien libérer sa balle, elle a en plus de vraies qualités défensives. Comme de l’autre côté le duo Abbingh – Dufler reste un sacré mètre étalon à ce niveau de jeu, la base arrière des Pays-Bas est toujours un vrai problème pour ses adversaires. Aux ailes, les choses sont moins resplendissantes, même si les Smeets, Bont, Van Wetering et Malestein sont de jolies clientes, on n’est pas encore sur du top niveau international comme Camilla Herrem ou Jovanka Radicevíc. Reste les pivots… En souffrance depuis 2 ans, le poste est de nouveau assez bien fourni avec l’inusable Danick Snelder mais aussi l’avènement de la toute jeune Merel Freriks. De là à faire mieux qu’une certaine Pauletta Foppa, il y a un monde normalement.



Tout cela fait une équipe très solide et à l’évidence les Bleues ne pourront se permettre des absences dans le temps ou sur des postes. Il faudra un groupe homogène où personne ne se loupe et avec une concentration de tous les instants. Reste que tout cela se passe sur le terrain et que la clef finale pourrait bien être sur ses bords. Le fait que la maison Oranje soit guidée par un certain Emmanuel Mayonnade est sans doute un des points cruciaux de basculement. Les joueuses françaises, il les connait plus que bien pour les avoir affrontés depuis ses jeunes années à Mios puis maintenant à Metz depuis 2015. Il en a même eu pas moins de 5 sous ses ordres à Metz et donc connait toutes leurs qualités mais aussi leurs défauts. Si ses joueuses savent utiliser ce savoir pour déstabiliser le bloc français, alors à l’évidence le coaching sera le facteur X de ce quart de finale.

Le tableau des quarts de finale


Ce seront donc les Pays-Bas 

Jeux Olympiques

lundi 2 août 2021 - © François Dasriaux

 17 min 48 de lecture

Même si les Néerlandaises ont quasi arrêté de jouer à la 45° minute, elles ont réussi à s’imposer sur le Monténégro 30-29 et terminent donc 2° de la poule A et seront les adversaires des Françaises mercredi à 13h45 heure française. Championnes du Monde en titre, coachées par Emmanuel Mayonnade, qui connait donc les joueuses de l’équipe de France sur le bout des doigts, les Bataves seront à l’évidence un adversaire plus que redoutable sur le chemin d’une médaille olympique.


Elles y sont ! Le moment charnière d’une compétition de Handball aux JO est depuis des lustres le quart de finale. Celui qui vous renvoie à la maison, ou vous ouvre les portes du dernier week-end, du dernier carré et donc d’une médaille potentielle. Une fois cet écueil passé, on sait qu’on a deux matches pour arracher cette breloque après tout le monde coure depuis 15 jours. Ce point de bascule, les Bleues se sont ouvert ses portes en dominant assez facilement le Brésil et toutes savent que c’est quasiment une nouvelle compétition qui commence. De belles prestations en phase de poule n’ont jamais été le gage d’une compétition réussie. Nombre de premiers se sont pris les pieds dans le tapis dans ces fameux quarts, les Français et les Françaises ont payé pour le savoir. Ce sont 60 minutes sous très haute tension que les Françaises et les N2erlandaises vont vivre.

Après, la question qui reste sur toutes les lèvres est « Quelles sont les chances des Bleues dans tout cela ? » Hormis la sempiternelle ritournelle du « Sur 60 minutes tout est possible », il y a quand même de quoi positiver tout en restant extrêmement prudent. Les Bleues semblent peu à peu se mettre en marche. On a retrouvé Cléopâtre Darleux, il ne manque plus que de voir Amandine Leynaud au même niveau pour que les gardiennes françaises soient une angoisse permanente pour les Oranje. Tandis que de l’autre côté, Tess Wester est un peu loin de des standards qui en avait fait un cauchemar pour les attaquantes adverses. Certes avec Rika Duijndam, les Pays-Bas ont enfin un vrai N°2 solide capable de prendre le relais de la taulière, mais avec moins de 25% d’arrêts toutes les deux on ne peut pas dire que cela soit folichon depuis le début de la compétition.



Côté terrain, on pensait que le retour de Nicke Groot compenserait l’absence sur blessure d’Estevana Polman. Mais le retour de l’ancienne de Györ n’est pas une totale réussite. Dispendieuse en ballons, d’une fiabilité moyenne au shoot, elle reste toutefois la meilleure passeuse, mais avec 4 unités seulement.  Emmanuel Mayonnade a d’ailleurs fait d’Ingers Smits la taulière du jeu, et là il faut dire que la clairvoyance et la percussion de la demi-centre de Bietigheim sont assez exceptionnels cette saison, Brest a souffert mille maux face à elle. A droite, si Laura Van Der Heijden n’est plus la gauchère virevoltante de ses belles années, la très belle surprise sur le poste est l’avènement de Dione Housheer, bonne shooteuse de loin, capable de prendre les intervalles et de bien libérer sa balle, elle a en plus de vraies qualités défensives. Comme de l’autre côté le duo Abbingh – Dufler reste un sacré mètre étalon à ce niveau de jeu, la base arrière des Pays-Bas est toujours un vrai problème pour ses adversaires. Aux ailes, les choses sont moins resplendissantes, même si les Smeets, Bont, Van Wetering et Malestein sont de jolies clientes, on n’est pas encore sur du top niveau international comme Camilla Herrem ou Jovanka Radicevíc. Reste les pivots… En souffrance depuis 2 ans, le poste est de nouveau assez bien fourni avec l’inusable Danick Snelder mais aussi l’avènement de la toute jeune Merel Freriks. De là à faire mieux qu’une certaine Pauletta Foppa, il y a un monde normalement.



Tout cela fait une équipe très solide et à l’évidence les Bleues ne pourront se permettre des absences dans le temps ou sur des postes. Il faudra un groupe homogène où personne ne se loupe et avec une concentration de tous les instants. Reste que tout cela se passe sur le terrain et que la clef finale pourrait bien être sur ses bords. Le fait que la maison Oranje soit guidée par un certain Emmanuel Mayonnade est sans doute un des points cruciaux de basculement. Les joueuses françaises, il les connait plus que bien pour les avoir affrontés depuis ses jeunes années à Mios puis maintenant à Metz depuis 2015. Il en a même eu pas moins de 5 sous ses ordres à Metz et donc connait toutes leurs qualités mais aussi leurs défauts. Si ses joueuses savent utiliser ce savoir pour déstabiliser le bloc français, alors à l’évidence le coaching sera le facteur X de ce quart de finale.

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