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Jordan Perronneau : un crocodile qui a toujours des dents
Jordan Perronneau : un crocodile qui a toujours des dents
12 Août 2009 | International > Mondial

Avant de monter dans le bus qui ramenait hier la délégation française vers le Caire, le discours de Guy Petitgirard avait été clair, net et précis : « Je veux voir des gars qui ont le sourire, qui arrêtent de se lamenter car si on y croit fortement, on a des chances de passer et se qualifier pour les demi-finales. » Message fédérateur que les joueurs ont écouté sans broncher. L’ont-ils reçu cinq sur cinq ?

Pour le savoir, rencontre avec le Nîmois Jordan Perronneau, un des meneurs de jeu de la formation tricolore.

Le mot d’ordre de Guy : retrouver la banane, arrêter de se lamenter, garder la foi et y croire… vous adhérez ?
Déjà, il faut comprendre que c’est dur de perdre contre cette équipe d’Espagne qu’on a jouée si souvent, qu’on n’aime pas, et c’est plus cela que l’aspect comptable qui nous gêne. On doit se dire qu’il y a encore un espoir, même si nous avons du mal à nous projeter dans le futur après cette défaite qui fait mal.

La flamme n’est pas éteinte….
Guy a raison, il reste trois gros matches (ndlr : Allemagne, Argentine, Egypte) et si on les gagne, on a de grosses chances de passer. Rien que cela doit nous redonner le sourire et une motivation pour la suite.

Après cette nouvelle défaite, vous vous êtes repassé le film de la semaine ?
Oui, bien sûr, nous n’avons pas arrêté de dire que le match contre les Brésiliens nous « mettait dedans » qu’une victoire aurait pu nous faire aborder la suite sous de meilleurs auspices.. Bien sûr qu’on s’est refait la semaine mais c’est le passé, il y a désormais de bonnes choses qui nous attendent.

Vous regrettez d’avoir clamé trop tôt que vous vouliez être sur le podium ?
Non, on ne regrette pas car nous (ndlr : excepté William Accambray en 2007 en Macédoine et Xavier Barachet avec les A cette année, en Croatie), on ne connaissait pas l’environnement d’un championnat du Monde et beaucoup de gens nous ont dit que c’était plus facile d’atteindre les demi-finales que dans un Euro. Et vu la perf qu’on a réalisée au Championnat d’Europe, on avait des raisons d’y croire. Par contre, on se rend compte que le niveau a progressé.

Jordan, vous faites partie des cadres de cette équipe, est ce que ces cadres sont responsables des manquements observés contre le Brésil et l’Espagne ?
Oui, c’est vrai, je suis un cadre de l’équipe, je suis là depuis le 1er stage. Bien sûr que les cadres doivent être plus montrés du doigt que ceux qui entrent 5 ou 10 minutes. C’est sûr qu’on est fautif car on est plus longtemps sur le terrain, c’est nous qui avons les clés. Sur le Brésil, par exemple, notre faillite a été évidente. Nous n’étions pas une équipe. Nous avons été suffisants et ça, c’est sûr lorsque les nouveaux voient les cadres ne pas assumer leur rôle, ils peuvent se retrouver déboussolés. Contre l’Espagne, ce n’est pas une question d’envie. Ils nous ont posé des problèmes tactiques et techniques. Cela s’est plus joué sur les choses du handball que sur autre chose.

Maintenant, mais vous le saviez, c’est du gros qui vous attend et le handicap de partir avec 0 point….
Déjà si on veut être champion du Monde….

Vous plaisantez ?
(Il se reprend) Si jamais on veut espérer être champion du Monde. Il faut frapper fort et tout gagner. Cela passe par trois victoires.

Mais Jordan, vous n’avez pas été capables de passer le Brésil, comment voulez-vous gagner l’Allemagne, l’Egypte chez elle et l’Argentine ?
Je suis d’accord mais là si on regarde les résultats, on peut dire que l’Allemagne n’a pas été capable de battre l’Argentine et si elle est championne du Monde au final, on ne criera pas au scandale. La France n’a pas montré son vrai visage. Sur le plan handballistique, on peut vraiment mieux faire.

Avez-vous prévu de vous parler entre joueurs, avant le match contre l’Allemagne  ?
Oui bien sûr mais là je pense que ça sera différent de la réunion qu’on avait eue après le Brésil. L’envie et la cohésion d’équipe, nous les avons retrouvées. Ca fait mal de perdre quand on est motivé comme on l’était contre l’Espagne et si on doit se réunir, c’est tout simplement pour se remettre dedans, pour repartir au charbon après ce coup d’arrêt.

Vous regrettez d’avoir eu des vacances et donc un stage de préparation très court ?
C’est vrai que l’an dernier avant l’Euro, c’était parfait. Là, le stage aurait été parfait si les deux matches amicaux contre l’Algérie et le Qatar n’avaient pas été annulés, notamment pour passer en revue les combinaisons, pour apporter une cohésion. Il n’y aurait pas eu ceux qui étaient aux Jeux Med (ndlr : Di Panda, Accambray, Massot-Pellet) et Xavier Barachet, qui lui, était avec les A sur la qualif à l’Euro 2010, mais les autres auraient pu être réunis. Ce n’est pas un problème physique mais plutôt technique. J’espère que cette semaine nous sera plus favorable.

Pour vous, ces championnats du Monde arrivent après une saison de galère avec Nîmes…
Déjà, cela fait un an que j’attendais ces championnats du Monde et ça fait six mois que je m’impatientais plus que n’importe qui car la saison nîmoise a été en effet, très difficile. On devait jouer le maintien et il y avait ces problèmes extra sportifs. J’attendais ce Mondial, vraiment pour sauver ma saison. D’un autre côté, je vais sortir grandi de cette expérience et en plus avec le club, on repart en D1, avec un nouvel entraîneur. Mais là, vraiment, j’insiste, je tiens à réaliser quelque chose de bien. Pour moi, la saison 2008-2009, se termine la semaine prochaine, en Egypte !

Propos recueillis par
Yves MICHEL

Handzone
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