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Trophée des Champions : Remember Bercy 2011
Trophée des Champions : Remember Bercy 2011
9 Septembre 2012 | France > LNH

Ce sera un superbe remake de la finale de coupe de France 2011 que nous offrira la finale du Trophée des Champions. En venant à bout presque facilement de Montpellier, Dunkerque avait pris le premier ticket pour la finale de demain et à l’issue d’une deuxième demi-finale de très gros niveau, ce sont les Savoyards du Chambéry SH qui les y ont rejoints. A Bercy, le spectacle avait été grandiose et tout le monde espère sur les bords de la Méditerranée à Monaco que celui de demain sera de la même facture.

Chambéry costaud en diable

Le CSH avait à faire à forte partie avec Nantes, tout le monde s’en doutait et le deuxième match de la journée a confirmé tout cela. Il aura fallu un Chambéry solide dans tous les compartiments du jeu, d’abord en défense puis flamboyant en attaque en seconde période pour venir à bout d’un « H » qui avait la ferme intention lui aussi de bousculer la hiérarchie déclarée.

Les Ligériens le monteraient de suite dans le match, les relations Entrerrios – Borja Fernandez marchaient du feu de dieu et Seufyann Sayad alimentait lui aussi la marque. Pour répondre à cette puissance offensive, le CSH devait mettre tous ses atouts et on voyait qu’avec le retour de Guillaume et Bertrand Gille, en y rajoutant leur frère Benjamin et Karel Nocar il y avait de quoi faire une réponse de fer. Karel Nocar en arrivait même à légèrement brancher l’homme et demi de Nantes, Borja Fernandez, on sait que le tchèque d’airain n’a peur de rien mais là on se demandait si il aurait le dernier mot. L’attaque savoyarde ne marchait pas au mieux, Arnaud Siffert brillait de mille feux et la 6-0 nantaise ne laissait pas assez d’espaces pour que les flèches chambériennes s’y faufilent.

A la grosse bataille de défenses allait suivre un mano à mano offensif en seconde période qui allait tourner à l’avantage du CSH. Edin Basic mettait la surmultipliée, Olivier Marroux ne ratait rien à droite et Thimotey N’Guessan faisait oublier l’absence du croate Damir Bicanic. Comme Cyril Dumoulin faisait un show notamment aux jets de 7 mètres, logiquement Chambéry prenait le match à son compte sans toutefois que Nantes le laisse partir facilement. Toute la seconde mi-temps, les hommes de Thierry Anti vont se battre pour ne pas abdiquer, Valero Rivera et Alberto Entrerrios vont tout tenter et souvent réussir, le jeune et extrêmement prometteur Jordan Camarero va même y ajouter son talent, mais rien n’y fera, Chambéry ne voulait pas lâcher ses retrouvailles avec Dunkerque. Bertrand Gille donnera beaucoup pour amener ses couleurs tenter d’effacer l’affront de 2011, mais avec la démonstration des Nordistes face à Montpellier, le CSH sait que sera au moins aussi dur qu’à Bercy.

A Monaco, Salle Gaston Médecin
Le samedi 8 septembre à 17h15
Chambéry SH - HBC Nantes : 29 - 26 (Mi-temps : 10-11)

600 spectateurs
Arbitres :
MM Stevan Pichon et Olivier Buy

Statistiques du match à suivre...



Dunkerque princier à Monaco

Les Nordistes de l’USDK n’ont pas fait dans la dentelle en faisant exploser le double tenant du titre, champion de France, vainqueur des deux coupes la saison dernière en bref Montpellier… Cela fait un sacré moment que Montpellier n’avait plus perdu sur un week-end de format demi-finales – finale, et c’est à l’évidence un « petit événement » qui pourrait en déclencher de plus gros par la suite.

Si Montpellier devait se passer de ses deux ailiers gauches, Michael Guigou et Maxime Arvin Berod, Dunkerque avait lui aussi quelques pépins physiques. A un Bastien Lamon bien diminué, toujours à la recherche de récupération de sa fin de saison « mamouthesque », à un Baptiste Butto absent s’ajoutait la blessure lors de l’entraînement du matin de Mickaël Grocaut, leur pilier défensif.

Donc on pouvait parler de match nul sur les absents, par contre au final du match, ce n’est pas la même chanson. Comme dans les mauvaises périodes de la saison passée en Champion’s League, Montpellier ne trouvait pas la parade défensive. Sébastien Bosquet avait trop de libertés, Kornel Nagy s’amusait dans la défense et Erwan Siakam décalait à foison le jeune Emmonet qui ne ratait pas grand-chose. Pour pallier leur déficience défensive avec logiquement des gardiens peu en verve face à des tireurs tranquilles dans leurs tirs, il aurait fallu une attaque impeccable et ce ne fut pas le cas.

Il est clair que le manque de préparation collective aura joué son rôle dans cette affaire, on sentait clairement un manque d’automatisme en les Mamelund, Metlicic et consort et les historiques du MAHB. Et pour finir le tableau, quand la solution était clairement trouvée, il restait encore à battre un Vincent Gérard en grande forme. Alors logiquement, implacablement, Dunkerque allait se détacher ! + 6 à la pause, +10 à la 47°, le match tournait à la fessée historique pour Montpellier. Christopher Rambo avait pris un relais éclatant sur le côté droit, Mohamed Mokrani était intenable en pivot et Julian Emmonet continuait son show à gauche. La révolte initiée par la fratrie Karabatic, Dragan Gajic et Petar Metlicic allait faire long feu. Un temps mort approprié de Patrick Cazal, la relance judicieuse de Sébastien Bosquet pour le money time et l’affaire allait être vite pliée et le retour à-3 des champions de France presque anecdotique…

A l’évidence, Montpellier n’est pas encore près mais il est aussi évident que l’USDK a appris énormément de sa fin de saison douloureuse l’année dernière et que ces leçons auront largement payé pour gérer la fin de match de cette demi-finale.

A Monaco, Salle Gaston Médecin
Le samedi 8 septembre à 15h00
Montpellier AHB - US Dunkerque : 29 - 32 (Mi-temps : 13-19)

600 spectateurs
Arbitres :
MM Thierry Dentz et Denis Reibel

Statistiques du match à suivre...

Les réactions après les deux demi-finales (recueillies par Yves Michel)

Patrice Canayer (manager de Montpellier après la défaite face à Dunkerque)

"Je pense qu’ils ont fait un bon match, très complet et leur victoire, vu en plus l’écart, ne souffre aucune contestation. J’espère qu’ils vont s’imposer en finale, ainsi nous n’aurons aucun regret. On a joué une 1ère mi-temps appliquée mais pas dans un mode de compétition suffisant, une attitude inexcusable à la limite trop scolaire, sans grande détermination. Nous avons une équipe à mettre en route, il y a néanmoins de belles choses qui se passent. L’équipe de Montpellier est en pleine reconstruction à la fois dans le jeu et aussi, d’un point de vue psychologique. Je le redis, je considère que j’ai la meilleure équipe du monde maintenant il y a du boulot. J’espère qu’on sera rapidement opérationnel mais je ne suis pas trop inquiet. Il faut simplement remettre les choses dans le bon sens à la fois concernant la motivation, l’entame des matches et l’agressivité et ensuite, quelques réglages à faire au niveau du jeu. Il faut nous laisser quinze jours-trois semaines pour avoir un collectif beaucoup plus harmonieux et beaucoup plus rôdé."   

Sébastien Bosquet (l’arrière droit de Dunkerque après le succès sur Montpellier)

"Psychologiquement, battre Montpellier fait toujours du bien surtout qu’on a eu une préparation difficile avec peu de succès. Ce trophée est au bout de deux matches, on en a gagné un, il faut gagner le second. Nous avons encore certaines choses à ajuster, nos deux recrues norvégiennes entrent peu à peu dans le système de jeu, il faut les incorporer sur la base arrière, ce sont de jeunes joueurs qui sont volontaires et qui ne demandent qu’à apprendre. Cette année, les ambitions de Dunkerque sont intactes. Il faut essayer de gagner un trophée et se rapprocher le plus près possible de la Ligue des Champions. Si en plus Guillaume (Joli) nous rejoint, ce sera très bien. L’aigle des Açores sera à Dunkerque. C’est un de ses surnoms mais au-delà de ça, son arrivée sera un véritable plus pour nous."

Cyril Dumoulin (le gardien de Chambéry après le succès face à Nantes)

"C’est la 1ère finale de la saison et on ne va pas dire que c’est la fin de la préparation, etc… car à Chambéry on est sevré depuis trop longtemps de tels rendez-vous. Ce dimanche, il y a un titre à jouer et si on le remporte, on sera très heureux. Sur la demi-finale, Nantes a fléchi lorsque nous avons pu leur opposer une véritable intensité défensive. La défense, on l’a faite en défense, en récupérant des munitions même si encore, cela laisse un peu à désirer sur la montée de balle. On a pu les presser et je suis ravi de voir l’intensité que l’on peut mettre sur une heure. Si on met le même rythme face à Dunkerque, on tiendra le bon bout."

© François Dasriaux
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