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Euro Juniors masc: La France à son niveau... le plus bas !
Euro Juniors masc: La France à son niveau... le plus bas !
29 Juillet 2014 | International > Juniors

La France n'ira pas en demies de l'Euro. Mais ça, on pouvait s'en douter depuis la déroute face à l'Espagne. Ce mardi face à la Serbie, c'est une 2ème claque (30-20) que les Bleus ont prise sans avoir pu lutter à armes égales.

Plus on avance dans cet Euro, plus l'équipe de France s'enfonce dans ses contradictions. Après la gifle dominicale infligée par l'Espagne (35-26), c'est au tour de la Serbie de jouer les pères fouettards (30-20). Il est temps que l'avanie prenne fin et que les jeunes Français sortent d'un tel tumulte.

Où est donc le projet de jeu de l'équipe de France ? D'ailleurs, a-t-il été défini avant de partir pour l'Autriche ? On avait décelé quelques points positifs et une victoire pleine de promesses face à la Norvège mais apparemment la réussite d'un Rémili (avant blessure) ou d'un Tritta qui sont les seuls dans cette équipe à connaître le haut niveau, n'était qu'un leurre ! Ce niveau... est-il si distant entre une Espagne qui sait se montrer sérieuse et appliquée dans les grandes occasions, une Serbie qui loin d'être collectivement irrésistible reste individuellement efficace, et une équipe de France qui fait semblant de ne pas assumer la réalité et à qui on fait croire que le seul fait de revêtir le maillot tricolore va la rendre invincible ? Sur le parquet, le spectacle de gamins livrés à eux-mêmes est consternant. Inquiétant même. Plusieurs fois, ce mardi, des yeux hagards se sont tournés vers le banc à la recherche de solutions. On a tenté d'intervertir l'un par l'autre, de parer au plus pressé, de changer de système défensif, admettant que défendre constamment en 0-6 a ses limites, mais le mal était déjà fait. La Serbie a tiré très rapidement profit de tous ces errements.

L'idée la plus inepte de la 1ère période va venir de ce même banc tricolore. Elle va consister à prendre en stricte une grande asperge de 2m répondant au patronyme de Mladenovic et de le gêner dans ses tentatives de tir. Vigneron et Faustin vont s'y risquer, sans résultat global puisque justement, la Serbie va profiter de l'épisode pour trouver des ouvertures ailleurs. Au quart d'heure, la cause était entendue (4-11), les Bleus savaient qu'ils allaient encore passer une sale fin d'après-midi sur le parquet. Et il restait donc plus d'une mi-temps à endurer. Après vingt minutes, ils n'avaient inscrit que quatre malheureux buts et déjà atteint le handicap final de la veille face à l'Espagne (-9). Cet écart va persister jusqu'à la pause (8-17).

Au retour des vestiaires, la défense tricolore montrait un soupçon d'agressivité. Le fait de monter sur l'attaquant serbe va donner l'illusion d'une possible réduction du score. L'illusion en effet, car les Mladenovic, Djukic et autres "ic" vont s'employer à alourdir la balance en leur faveur. Même le gardien Milosavljevic va mettre sa patte et participer à la punition. La seconde période ne sera en gros qu'une pale répétition de la 1ère et va se terminer par une note salée à régler (20-30).

Il va désormais falloir disséquer et chercher ce qui n'a pas fonctionné sur la durée de cet Euro. Si le seul fait de se qualifier péniblement pour les 8èmes était le seul objectif, alors... il est rempli. Mais quand on s'appelle "Equipe de France", faut-il s'en contenter ? Il n'est pas sûr (et même certain) que les responsables soient sur le terrain. On en revient au sacrosaint projet de jeu, au choix des joueurs, à tous ces paramètres qui font défaut. Faut-il inlassablement rater son Euro (comme la génération 92-93) pour réussir, l'année suivante son Mondial ? Les 88-89 eux, avaient fait l'inverse. Comme quoi, il n'existe aucune vérité, aucune fatalité. 

Ce qu’on a aimé dans cette rencontre : le bleu ciel des maillots tricolores, la couleur est sympa...

Ce qu’on n'a moins aimé : le copier-coller en pire du match contre l'Espagne

La feuille de match

Euro Juniors  à Traun (Autriche) – Tour principal - Groupe 1
France - Serbie  20-30  (MT : 8-17)
Arbitres : Mirza Kurtagic & Mattias Wetterwik (Suè)

France : gardiens / Salmon (53' - 10/36), Cantegrel (7' - 0/4) – Tritta (4/6 dont 2/2 à 7m), Lhuillier (4/7 dont 0/1 à 7m), Minel (2/9), Nieto (2/3), Anquetil (2/2), Delecroix (2/3), Villeminot (2/3), Marie-Joseph (1/6), Faustin (1/2), Vigneron, Marescot, Joumel, Saidani, Djeric

Serbie: gardiens / Milosavljevic (52' - 10/27), Cupara (8' - 0/3), Radovic - Mladenovic (7/9), Djukic (6/9 dont 1/1 à 7m), Belos (5/7), Radovanovic A. (4/5), Radjenovic (3/5), Sretenovic (2/5), Radojkovic (1/1), Sotic (1/1), Vojvodic (1/1), Zivkovic , Kurtes , Cagalj , Radovanovic M.



Le Danemark et sans doute l'Allemagne en demies... avec qui ?

Dans ce même groupe 1, au terme d'une rencontre de très bon niveau, le Danemark a battu l'Espagne, dans les ultimes minutes, d'un petit but (21-22). Dans le sillage de l'arrière Kristian Stoklund Larsen (photo ci-dessus), les Nordiques obtiennent ainsi avant leur ultime rendez-vous ce mercredi face à la France, leur qualification pour les demi-finales de cet Euro. Les Espagnols ont dominé toute la 1ère période (13-10) avant de craquer en début de seconde et de faire quasiment jeu égal avec leur adversaire durant 30 minutes. Leur gardien Nacho Biosca a réalisé des prouesses sur sa ligne mais cela n'a pas suffi et comme le faisait remarquer le coach Isidoro Martinez, "cette génération danoise est la meilleure qui m'eut été donnée de rencontrer depuis que je suis en charge des équipes de jeunes espagnoles." Les Espagnols devront gagner ou faire match nul face aux Serbes ce mercredi, s'ils veulent accrocher les demies.  

Dans l'autre groupe, rien n'est mathématiquement fait mais l'Allemagne est en ballottage très favorable pour atteindre le carré final. La jeune Mannschaft est venue à bout d'une belle équipe suédoise (28-25). La Slovénie ayant balayé l'Autriche (30-22), tout va se décider ce mercredi avec un Slovénie-Allemagne arbitré par la paire française Bounouara-Sami, décisif. La Suède sera dépendante du résultat de ce match.

Tous les résultats et les classements de cet Euro 2014 juniors en Autriche sont ICI.

© Yves Michel
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Rien d'inattendu.....
Christian FALGUIERE | Mercredi 30 Juillet 2014 (08h55)
C'est le résultat d'une politique fédérale, favorisant l'arrivée MASSIVE de joueurs étrangers au détriment de la formation de nos jeunes joueurs : les centres de formation sont une obligation que les clubs remplissent sans y voir un réservoir avenir. Pour avoir des résultats sportifs immédiats, ils préfèrent embaucher - à quels salaires ? - des joueurs étrangers, ce qui plombent leurs comptes d'exploitation et mènent souvent à la relégation par la DCNG. On peut comprendre que les collectivités locales ne s'investisent pas plus si les clubs ne jouent pas leur rôle d'intégration de notre jeunesse par le sport dans la vie d'adultes.
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