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France Jeunes: C'est la lutte finale !
France Jeunes: C'est la lutte finale !
22 Août 2014 | International

Ils l'ont fait ! Et c'est désormais devenu leur marque de fabrique, les Français ont arraché leur qualification pour la finale face à l'Espagne, à l'ultime minute (23-24). Dimanche, pour l'apothéose de cet Euro polonais, ils retrouveront une vieille connaissance, la Hongrie qui a écarté le Danemark. Il y aura de la revanche dans l'air !

Avant cette rencontre capitale pour une place en finale du championnat d’Europe, l’Espagne avait pourtant bien identifié les points forts de sa rivale tricolore avec notamment une défense athlétique qui en quatre matches après une déroute face à la Hongrie, avait goulument avalé la Croatie puis la Pologne et laissé les Allemands sans voix. Les espions d’Alberto Suarez, le mentor ibérique avaient sans doute oublié Julien Meyer (notre photo de tête). Déterminant dans le money-time contre la Mannschaft, le portier sélestadien a encore une fois brillé sur cette rencontre (18 arrêts à 50%) préservant à des moments-clé une avance au tableau d’affichage que la France a su conserver sans partage pendant 39 minutes.

Comme la veille face à la Suisse, l’Espagne va complètement rater son entame. Ses attaquants vont avoir le plus grand mal à attaquer la 1-5 adverse, buter sur un bloc tricolore présent sur tous les impacts et donc sur un gardien en grande réussite (4 arrêts en six minutes). Six minutes, c’est le temps que vont mettre les Français pour semer la pagaille (0-3) et obliger l’entraîneur espagnol à poser son 1er temps mort. Derrière, Aymeric Minne va rajouter un 4ème but. Il faudra attendre la 10ème minute pour qu’ Agustin Casado l’arrière gauche ouvre enfin le compteur (1-4). Le ton était donné mais comme Meyer continuait à repousser (presque) tout ce qui se présentait, l’écart va se stabiliser. Les Espagnols vont se montrer un peu plus agressifs et les Tricolores perdre un temps leur rigueur  (4-5 à la 16ème).  Le vent était-il en train de tourner ? Bien au contraire ! Après ce léger flottement, Ludovic Fabregas « énorme » jusque-là en défense, remettait ses partenaires sur les rails. Melvyn Richardson (photo du bas) prenant ensuite le relais. Si bien qu’après 23 minutes, les Espagnols étaient encore en perdition (5-9), Alberto Suarez rouge écrevisse de colère était contraint une nouvelle fois à jeter rageusement sa 2ème carte verte sur la table de marque. Piqués dans leur orgueil, les joueurs de la « Rojita » parvenaient à se montrer plus ordonnés, réduisant du même coup l’écart au tableau d’affichage (10-12 à la pause).

A la reprise, ils continuaient sur leur lancée. Florent Bonneau qui avait pris la place de Julien Meyer dans les buts, était moins en réussite, contrairement à son vis-à-vis Juan Carlos Cabada de Dios. Revenus rapidement à hauteur, les Espagnols profitaient mal de l’exclusion de Ludovic Fabregas. Les Bleuets loin d’être irrésistibles tenaient bon même si Aleix Gomez très remuant sur son aile droite commençait à leur causer des soucis.  En supériorité numérique, l’Espagne allait enfin et pour la 1ère fois de la rencontre virer en tête à la 39ème, après une infiltration, dans une position complètement désaxée du pivot Antonio Bazan (15-14). Les Espagnols allaient chercher très haut les attaquants français qui n’arrivaient plus à trouver le cadre ou qui butaient tout simplement sur le gardien adverse. Au festival des ballons perdus et de la transmission mal assurée de part et d’autre, la « Rojita » va limiter les dégâts et donner un sérieux avertissement aux joueurs d’Eric Quintin (17-15 à la 43ème). Julien Meyer était revenu aux affaires, le dernier quart d’heure allait être décisif. Pourtant, aucune des deux formations ne va s’envoler. A quatre minutes du buzzer, le pénalty d’Etienne Mocquais s’écrasait sur la transversale, le cuir commençait à peser très lourd dans chaque main. Pas dans celles de Julien Meyer qui repoussait un nouveau tir de barrage. Les Espagnols commençaient à tomber d'épuisement, les Bleuets eux, résistaient. Et dans les tribunes entre supporters, la guerre des nerfs faisait des ravages.



Parité parfaite (23-23), il reste très exactement 50 secondes à la remise en jeu. Aymeric Minne en position d’arrière gauche embarque la défense espagnole sur son côté, prend appui sur Ludo Fabregas qui remet instantanément. Le Toulousain ne laisse aucune chance au portier Xoan Ledo (23-24). La "Rojita" a encore une attaque placée pour espérer la prolongation. Le chrono tourne, la tension est extrême. Aleix Gomez tente son va-tout, son tir passe largement à droite de la cage tricolore. Lucas Ferrandier s'affale, ivre de joie... « les gamins » sont en finale !!! Exploit inédit pour une équipe de France jeunes !

Didier Dinart oublie ses quatre Ligues des Champions, ses deux médailles olympiques, ses breloques dorées aux Mondiaux et Euros, le « Roc » bondit du banc comme un cabri, il exulte et saute sur la vague bleutée qui s'est formée spontanément sur le parquet.

Demi-finale de l'Euro Jeunes masculin 2014
A Gdynia (Pologne) vendredi 22 août 2014
Espagne - France  23-24  (MT : 10-12)
Arbitres : Marko Sekulic & Vladimir Jovandic (Serbie)

Espagne : gardiens Ledo, Cabada - Odriozola (5), Gomez (5), Bazan (4), Casado (3), Munoz de la Pena (3), Castro (1), Rio (1), Fernandez Fernandez (1), Gomez, Bazan, Folques, Fernandez Alonso, Pedreira, Gutierrez, Dujshebaev

France : gardiens Meyer (50' - 18/36), Bonneau (10' - 1/5) - Fabregas (3/5), Mocquais (3/6 dont 2/3 à 7m), Mem (3/4), Nozeran (3/5), Garain (3/4), Richardson (3/3), Minne (2/5), Billant (2/2), Bouchillou (2/4), Ferrandier (0/1) , Lenne (0/1) , Kounkoud (0/1) , Lagarde, Zahm

La France retrouvera donc la Hongrie en finale de l'Euro jeunes, dimanche à 16h30 à Gdynia. Dans leur demi-finale, les Magyars ont éliminé le Danemark, assez nettement (32-26). Après avoir fait jeu égal durant les vingt premières minutes, les Nordiques ont accusé le coup en début de seconde période (17-11). Ils ont espéré revenir au score mais à l'amorce du dernier quart d'heure, la Hongrie a placé un 6 à 1... irrémédiable. La fin de rencontre n'a été qu'une gestion de l'écart. Le hasard est ainsi fait, les Tricolores seront opposés à la seule équipe qui les a battus dans la compétition. C'était il y a un peu plus d'une semaine et l'addition avait été salée (34-26). Mais hier soir dans le camp des Bleuets, tout le monde se réjouissait de retrouver la Hongrie en finale. Certes pour une revanche mais surtout pour monter sur la plus haute marche du podium !

Tous les résultats et classements de l'Euro Jeunes sont ICI

© Yves Michel
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