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LFH : Mios-Bègles et Dijon rétrogradés en D2 ?
LFH : Mios-Bègles et Dijon rétrogradés en D2 ?
19 Mai 2015 | France > LFH

La commission contentieuse de la CNCG a demandé à ce que les deux clubs soient rétrogradés à l'étage inférieur, pour des raisons différentes. Les dirigeants girondins et bourguignons vont bien sûr faire appel. Explications.

La décision de la Commission nationale de contrôle et de gestion (CNCG) était attendue, elle est tombée mardi après-midi, après que les deux clubs concernés en ont été informés. L'Union Mios-Biganos-Bègles et le Cercle Dijon Bourgogne, tous les deux engagés dans la lutte pour le maintien en LFH, sont relégués en deuxième division. C'est même la commission contentieuse qui l'a indiqué, ce qui signifie que les dirigeants des deux entités ont déjà été entendus une deuxième fois, le 9 mai dernier, au siège de la fédération. Mais l'UMBB comme Dijon va faire appel.

A Mios, des problèmes administratifs

La CNCG reproche au club vainqueur de la Challenge Cup « l'absence d'une part de bilan de l'association support au 30 juin 2014, et d'autre part de situation intermédiaire certifiée de la SAS au 31 décembre 2014, de la dégradation des capitaux propres de la même SAS au 30 juin 2014 et de la rupture d'équité sportive avec les autres clubs… » Pour faire simple, l'Union est en léger déficit et - et c'est le principal souci évoqué - n'a pas présenté les documents administratifs requis. Un problème dû au groupement, répond le président Bernard Coly. « Nous devons fournir les comptes de résultat des trois associations (Mios, Biganos et Bègles), et nous n'avons obtenu que ceux de Bègles », explique-t-il. Et d'admettre : « Nous avons pris du retard. »

Tous les documents devraient être réunis en fin de semaine et le courrier d'appel envoyé dès mercredi à la fédé. Reste le côté déficitaire, que le club compte compenser par un budget prévisionnel 2015-2016 solide, avec une masse salariale moins importante que cette saison, même en LFH.

A Dijon, une situation à apurer

Déjà engagé dans de longues procédures l'été dernier pour valider sa montée, effective sur le terrain, le club bourguignon s'était engagé à apurer une situation nette négative de 88 000 euros. « Engagement non respecté », souligne le communiqué de la CNCG ce mardi. « On entend le discours de la commission, qui se veut de plus en plus rigoureuse et impliquée », opine Karine Savina, la présidente du CDB. Mais cette dernière met d'autres points en avant : « On n'a pas apuré mais on n'a pas creusé non plus, on est à jour partout, on a des indicateurs de croissance et on commençait juste à pouvoir apurer. C'est dommage, il y avait des éléments probants. »

Là encore, appel sera fait de cette décision. Reste une question : comment Dijon, qui est à l'équilibre mais ne va pas gagner d'argent cette saison, peut-il trouver des bénéfices la saison prochaine en cas de maintien en LFH ? « On prévoit une nouvelle capitalisation, répond Savina. Et nous avons mis en place une nouvelle action commerciale qui commence à porter ses fruits et a ramené cette année 50 000 euros de nouveaux partenaires. La construction est positive, la société en est à sa troisième année de structuration, et puis nous sommes raisonnables aussi, nous n'avons pas recruté au-delà de nos moyens et on le paye d'ailleurs aujourd'hui en play-down : il y a deux blessures et l'effectif est très juste. »

Si la décision de la CNCG est exécutée à titre provisoire, l'UMBB et Dijon ont dix jours pour faire appel. Il faudra ensuite monter un dossier qui puisse convaincre la commission d'appel de la CNCG. D'ici là, les play-downs seront sans doute terminés puisque la dernière journée de la poule de maintien aura lieu le 30 mai. Hasard du calendrier, elle opposera un Mios-Bègles – Dijon qui pourrait décider du sort des deux équipes. A un niveau sportif au moins. Et si les deux clubs étaient finalement rétrogradés? Alors celui qui descend sportivement (si ce n'est ni l'Union ni Dijon) serait repêché et une deuxième accession serait envisageable. A priori celle de Brest, 2e de deuxième division et au statut VAP cette année. « Mais nous n'avons pas été sollicité par la fédération pour une telle éventualité », jure un dirigeant breton.

© Pierre Menjot
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