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Trophée des Champions: la Tunisie reste-t-elle opportune ?
Trophée des Champions: la Tunisie reste-t-elle opportune ?
28 Juin 2015 | France > LNH

Après l’effroyable attentat qui vient de frapper Sousse, est-il opportun d’organiser comme si de rien n’était, la 6ème édition du Trophée des Champions, début septembre en Tunisie ? La question sera étudiée dès ce lundi par le comité directeur de la LNH.  Il n’y a pas de solution miracle mais tout simplement une décision courageuse à prendre.

Il y a deux ans jour pour jour, nous nous posions la question sur l’opportunité d’organiser une compétition d’envergure comme le Trophée des Champions sur le sol tunisien (voir l’article). Des combats entre militaires et fanatiques islamistes faisaient rage à 150 kilomètres de la ville où allait se dérouler la compétition mais en haut lieu, quelques bonnes volontés avaient tenu à rassurer les plus sceptiques en rejouant le sempiternel refrain du renforcement des mesures de sécurité autour des équipes et des accompagnants. Deux ans plus tard, la menace terroriste est toujours présente et elle s’est même rapprochée. En mars dernier, en plein centre de Tunis, le musée du Bardo était la cible d’un attentat revendiqué par le groupe Etat Islamique. Cette tragédie laissera 21 touristes étrangers dont des Français sur le carreau. Ce vendredi, soit trois mois plus tard, c’est une cité balnéaire qui est frappée. 38 morts. Et pas n’importe laquelle, Sousse, là où début septembre seront logées les quatre équipes (PSG, Montpellier, Nantes, St Raphaël) retenues pour le 6ème Trophée des Champions.

Le risque est d’autant plus accru que depuis la précédente édition, les matches se déroulent à Monastir dans un gymnase situé au milieu de nulle part, à 45 minutes minimum de l’hôtel.  D’ailleurs il y a un an, les entraîneurs des clubs présents avaient fait part de leur agacement concernant la longueur des trajets (entraînements compris) en autocar et la fatigue que cela pouvait engendrer. Philippe Bernat-Salles (notre photo de tête), n’avait pas tardé à leur répondre dans plusieurs médias, proposant même sous forme de boutade, d’organiser les prochaines éditions dans… l’Aveyron. Au-delà de cette répartie, la question est une nouvelle fois posée. « Ce qui vient de se passer fait vraiment réfléchir, souligne le président de la Ligue Nationale, on ne peut pas aller en Isère, en Tunisie,… la menace peut toucher n’importe où, n’importe quand. » Mais doit-on persister à maintenir en Tunisie une épreuve dont la sécurité est l’élément central ?  « On va sérieusement en débattre lundi parce qu’on est à deux mois de l’épreuve et il faut vite se décider. » Les éléments plaident en faveur de la dernière édition qui avait été un succès populaire (3000 spectateurs évalués à chaque match). Mais doit-on vu le contexte, s’en contenter ? La salle Mohamed Mzali était remplie de spectateurs qui n’avaient pas subi le moindre contrôle puisqu’aucun billet (même gratuit pour évaluer la jauge) n’avait été préalablement distribué.



Si l'organisation en Tunisie est remise en cause, une solution de repli est-elle possible ? « Ce qui est sûr, martèle Philippe Bernat-Salles, c’est qu’il faut que le Trophée des Champions ait lieu. Tout va être mis sur la table jusqu’à envisager s’il le faut, une solution de repli. Des salles disponibles, nous en trouveront toujours. Je ne suis pas inquiet sur le sujet. » Mais un déménagement dans un délai si court est délicat. Financièrement, le problème existe, la plupart des sponsors de l’épreuve étant… tunisiens ou implantés sur place (comme le transporteur Tunisair, le groupe hôtelier suisse Mövenpick ou la société de télécommunications d’origine qatarie Ooredoo).  Là est aussi l’enjeu. Le Trophée des Champions rapporte de l’argent à la LNH. Directement entre 50 et 60 000 euros et dans le temps puisque l’Office de Tourisme Tunisien a tenu à s’afficher toute la saison comme partenaire du championnat. Ce lundi, le comité directeur de la LNH se réunit donc à Paris mais sa marge de manœuvre est très étroite. Le Qatar où sera vraisemblablement organisée la compétition dans les prochaines années peut être une des solutions. Un championnat du monde s’y est déroulé en janvier dernier, les structures existent et pour l'émirat providence, le financement à hauteur de 120 000 euros (ce que coûte l’organisation du Trophée) ne représente pas un obstacle. Mais le Koweit, pays voisin du Golfe vient d’être aussi touché par un attentat suicide. Comme quoi la menace est partout. Finalement l’idée d’une organisation en plein cœur de l’Aveyron n’apparait pas si farfelue. 

© Yves Michel
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