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Jérôme Fernandez: "Entraîneur, pourquoi pas ?"
Jérôme Fernandez: "Entraîneur, pourquoi pas ?"
20 Décembre 2011 | France > LNH
Il y a un peu plus de neuf mois, pour son retour en France, Jérôme Fernandez était annoncé du côté de Dunkerque. Mais l'appel du cœur l'a emporté et le capitaine de l'équipe de France a atterri à Toulouse, dans le club de ses débuts pro. Ce mercredi, pour la dernière journée des matches aller, les Fenix accueillent les Nordistes. "Fernan" a bien voulu faire un bilan de cette 1ère phase de championnat de D.1 et nous parler des perspectives d'avenir. 

Toulouse est actuellement 6ème de D.1 avec autant de victoires que de défaites. Est-ce conforme aux prévisions ? 
Après avoir réalisé une belle prestation contre Cesson, nous avons enchaîné sur deux défaites. A Billère, en coupe, on ne joue pas bien et on perd aux pénaltys. A Saint Raphaël, sans Daouda Karaboué et Daniel Andjelkovic, on mène tout le long et on perd d'un but dans les deux dernières minutes. Au niveau comptable, ce n'est pas ce qu'on attendait mais sincèrement depuis le match de Cesson, on a franchi un cap et notre 6ème place n'est pas usurpée. Il faudrait prendre deux points contre Dunkerque et s'installer définitivement dans la 1ère partie du championnat. 

Mi-novembre, vous avez flirté avec le podium...
Notre équipe est en construction. Quand tout va bien, on a le niveau de Dunkerque ou Saint Raphaël, par contre quand ça tourne moins bien, on est plus proche d'une équipe qui joue le maintien. Depuis quelques matches, notre calendrier n'était pas facile et on savait qu'on ne prendrait pas beaucoup de points. Un objectif de 14 points à la trêve hivernale, ça peut être cohérent. C'est dommage qu'on ait perdu contre Sélestat, parce qu'on y serait déjà. 

Vous pouvez atteindre cet objectif, en battant Dunkerque
Oui, c'est ce que je pense. On peut gagner d'un ou deux buts. Mais cela ne va pas être facile car Dunkerque est l'équipe en forme du moment.

Cela fait neuf mois que vous êtes revenu en France. Comment jugez-vous globalement cette première partie de la saison ? 
Il y a Montpellier puis en dessous, pas au même niveau, Chambéry. Après il y a les autres. Mais, je n'invente rien. 

Jeudi, il y a ce qu'on appelle le clasico....
Et je vois Montpellier aller gagner à Chambéry et tuer par la même occasion, le championnat. Depuis 4/5 matches, Chambé est sur la corde raide, le fait d'avoir tiré sur les mêmes joueurs va compter, Xavier Barachet revient à peine, donc, je pense que jeudi, Montpellier va s'imposer car ils ont plus de ressources.


Donc c'est jeudi que peut être sacré le futur champion ? 
Je vais même aller plus loin. Je pense que la route est dégagée depuis la 9ème journée. C'est cuit pour Chambéry depuis sa défaite à Tremblay. Je ne vois pas Montpellier perdre un match, à part celui à Chambéry.

On risque d'assister à ce scénario encore quelque temps ? 
Pour cette année, les places en haut du classement sont figées. Montpellier finira 1er, Chambéry, 2ème. Les places européennes (3ème et 4ème) seront disputées ainsi que la lutte pour la descente. Par contre, l'année prochaine, il y aura des chamboulements car Chambéry va perdre Xavier, Dunkerque et Saint Raphael vont continuer à se renforcer. 

Et Toulouse dans tout ça ? 
Nous, on va continuer à grandir. Il faut travailler pour avoir une équipe compétitive et viser la 4ème ou la 3ème place. Il nous faudra attirer des joueurs encore plus forts et encore plus expérimentés. 

Sur le modèle de Saint Raphaël ? 
Leur recrutement est très intelligent. Quand tu fais signer Juricek et Krantz, forcément, ça apporte de la qualité. On le voit aujourd'hui, ils sont 3èmes. Geoffroy Krantz n'est peut-être pas au niveau de ce qu'on espérait, David lui, quand il n'est pas blessé, est un métronome, un super joueur. C'est le type de renforts qu'il leur fallait pour franchir un palier. Et cette saison, ils l'ont franchi. Nous, il faut qu'on essaie de recruter des joueurs de ce niveau-là.

Vous avez déjà des idées sur ce que sera le recrutement à venir ? 
Oui, on a déjà défini les priorités. Mais rien n'est encore signé. Depuis un mois, un mois et demi, on a ciblé des profils. Au maximum, il y aura trois nouveaux joueurs. Un arrière, un pivot et vraisemblablement, un gardien. 

A titre personnel, comment voyez-vous la suite de la carrière ? 
A Toulouse ! (rires). J'ai un contrat jusqu'en 2014-2015. Je vais en même temps, essayer de m'inscrire à l'école de manager sportif à Limoges pour la session de 2013. Après je verrai. Si le club a besoin de moi comme entraîneur, je finirai mon cursus d'entraîneur. Là, c'est trop compliqué pour le diplôme, car il faut aller à Paris, une semaine par mois et entre le club et l'équipe de France, je n'ai pas le temps. On verra en 2015. S'il y a besoin d'un entraîneur, je passerai mes diplômes, s'il ne faut qu'un directeur sportif, je serai opérationnel. 

Il y a déjà un entraîneur à Toulouse. Pourquoi vouloir en changer ? 
On ne sait jamais ce qui peut se passer. Peut-être qu'un jour, les dirigeants auront envie de miser sur moi comme coach. Pour l'instant, ça se passe très bien avec Joël Da Silva, après, si on monte de niveau sur les deux-trois ans à venir, on verra. Un entraîneur, c'est vite remis en question, malheureusement. Mais pour l'instant, je le répète, Joël fait un très bon boulot et convient très bien par rapport à nos ambitions actuelles.  
© Yves Michel
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