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Cédric Sorhaindo fidèle en amitié
Cédric Sorhaindo fidèle en amitié
16 Mars 2012 | Europe > Champion's League
Ce dimanche, Cédric Sorhaindo et le FC Barcelone, tenant de la Ligue des Champions viennent défier Montpellier sur ses terres en 8èmes de finale aller de la plus belle des compétitions européennes. C’est la 1ère fois que le pivot des Bleus retrouvera son pote Nikola Karabatic comme adversaire.

 
Jeudi, au Palaugrana, face à Pampelune, le FC Barcelone a signé sa 21ème victoire consécutive de la saison en Liga Asobal. Un petit succès (24-23) que les Catalans ont su construire sans Juanin, sans le gardien Daniel Saric, sans Laszlo Nagy, ni Cédric Sorhaindo. L’entraîneur Xavi Pascual a tout simplement laissé quatre de ses pièces maîtresses au repos, tirant les premiers enseignements de la défaite (27-21), quatre jours plus tôt face à l’Atletico Madrid, en finale de la Coupe du Roi. Le technicien barcelonais n’a pas hésité à avouer qu’actuellement son équipe n’était pas à son meilleur niveau et qu’elle payait certainement le rythme démentiel qui a été le sien depuis le mois de septembre. Premier de sa poule de Ligue des Champions avec une seule défaite à domicile face à Zagreb, vainqueur de la coupe d’Espagne et de la Supercoupe, leader incontesté de la Liga avec quatre points d’avance sur son rival madrilène (la formation de Luc Abalo et Didier Dinart qui a atomisé Schaffhausen, jeudi soir en Suisse 27-36, ne jouera que ce samedi contre Anaitasuna), le FC Barcelone est le maître incontesté du handball ibérique. C’est dans cette atmosphère qu’évolue le français Cédric Sorhaindo.  
 
Excité comme pas un à l'idée de retrouver ce dimanche, Montpellier et son « pote Niko », « Tchouf » a bien voulu répondre en exclusivité à nos questions. 

 
 
Avec la défaite en finale de la coupe du Roi, doit-on parler de 1er accroc majeur dans la saison du Barça ? 
Ce n’est pas forcément un accroc, nous sommes simplement tombés sur une très bonne équipe de l’Atletico. Dans une saison, il y a forcément des périodes difficiles. Pour les équipes comme nous qui évoluons sur plusieurs tableaux et tous les trois jours, il peut arriver comme une forme de lassitude. Je pense même qu’il vaut mieux que ça se passe ainsi, à cette période. Ça va nous permettre de repartir de l’avant. Il nous fallait peut-être ce genre de remise en question. 
 
Pas le temps donc, de vous apitoyer sur votre sort…
C’est vrai qu’on n’a pas forcément le temps d’analyser ce qui ne va pas. Dimanche, on a perdu, ça nous a mis la rage, lundi, on est revenu brièvement sur ce qui n’a pas marché et dès le mardi, on était déjà au travail. 
 
Après des débuts difficiles, ton rôle a inévitablement évolué à Barcelone
A l’heure actuelle, je joue beaucoup plus en attaque et toujours autant en défense. On me donne de plus en plus de responsabilités, on compte de plus en plus sur moi et je suis en pleine confiance. Je pense que j’ai passé un cap. Une première année à l’étranger, ce n’est pas évident, surtout quand tu vis seul. Mais je pense que j’ai grandi et que j’ai progressé dans mon jeu mais également dans mon état d’esprit. Sportivement, cette saison se passe très bien. 
 
Tu sais ce que tu fais la saison prochaine ? 
Il me reste encore une année de contrat et je ne sais pas encore si je vais resigner. Je me sens très bien ici, j’ai retrouvé des valeurs qu’on m’a inculqué en équipe nationale. Mon niveau d’exigence est élevé. A Barcelone, c’est comme une famille.
 
Du fait d’avoir gagné la Ligue des Champions, d’être international, tu dois être beaucoup sollicité ? 
Oui et non. Je reste atypique car je n’ai pas d’agent. Je prends simplement des conseils auprès d’un avocat. Certes, c’est un fonctionnement un peu à part et tu ne peux pas éviter les bruits de couloir. Mais pour l’instant, je suis à Barcelone, c’est tout ce que je peux dire. Je pense surtout à ce qui me reste à faire, aux traces que je veux laisser ici aussi et ensuite, je verrai. 
 

La dernière désillusion, tu l’as vécue en début d’année en Serbie à l’Euro…
A vrai dire, je ne me suis pas encore penché sur la question. C’est vrai que cela m’a beaucoup affecté surtout que j’ai été blessé au tout début de la préparation et ensuite, de voir quelle tournure prenaient les évènements, ça ma perturbé. Je dis souvent que c’est facile de se mettre en avant, d’applaudir quand on gagne mais par contre quand on perd, c’est là où on grandit, c’est le moment de montrer les valeurs qu’on dégage. Ensuite, j’ai une complicité très forte avec Niko Karabatic et Didier Dinart et ce qui m’a déplu, c’est de voir comment ils avaient été traités. On ne peut pas dire qu’il y ait eu beaucoup de solidarité. Je parle en général et non pas de l’équipe. Les trois, nous avons une relation très particulière. 
 
Cet Euro raté va-t-il laisser des traces ? 
Il faut prendre le bon et le mauvais. Cette expérience nous permettra de repartir sur de bons rails. Il faut juste qu’on se retrouve pour pouvoir évacuer ensemble tout ce stress. J’ai pu converser avec quelques-uns de mes coéquipiers et ce sont des blessures qui restent encore ouvertes. 
 
Nikola Karabatic a été la cible de quelques critiques…
Je pense qu’on a tous notre part de responsabilités. Il n’y en a pas un à plus accabler qu’un autre. Et certainement pas Niko plus qu'un autre.  
 

Dimanche, tu retrouves Montpellier comme adversaire
Pour moi, Montpellier qui était dans une poule assez difficile, c’est l’équivalent d’un premier. Quand tu tombes sur un 4ème comme ça, tu sais pertinemment ce qui t’attend et que ce n’est pas gagné. C’est, je pense, celui qui fera le moins d’erreurs qui aura la clé. 
 
Tu retrouves aussi ton pote Niko
Le jour du tirage quand il a su qu’on tombait l’un contre l’autre, Niko m’a envoyé un petit message. C’est un grand plaisir de jouer contre lui. En fait, cela n’est jamais arrivé puisque à l’époque, moi j’étais à Paris et lui à Kiel. C’est un grand honneur de l’affronter. Cette année, la Ligue des Champions sera particulière pour moi. En poule, on a rencontré Chambéry et en 8èmes de finale, on prend Montpellier. Je défendrai bien-sûr les couleurs de mon club même si j’ai des amis à Montpellier. Mon cœur est en Espagne mais je sais que je serai triste si on les élimine.  

Le fait que le match se déroule à Bougnol, ça corse l’affaire ? 
On peut dire ce qu’on veut mais c’est une salle historique. Il y a plein de choses qui se dégagent de cette salle. Ils ont eu du mal à évoluer dans la plus grande salle et là, ça peut raviver de bons souvenirs et leur donner une motivation supplémentaire.  
 
L’avantage, c’est de recevoir au match retour…
Oui forcément mais tout dépend aussi de ce premier match. Quand tu joues dans une salle comme celle de Montpellier avec un très gros public et une équipe qui sait se retrouver dans ce genre d’évènement, ce sont des matches compliqués à aborder. 
 
Ton rêve, ça serait de jouer un jour en club avec Nikola Karabatic ? 
(sourires) Un jour ! Peu importe quel club. Mais c’est vrai que ça me ferait plaisir. A une époque, ça a failli se faire mais pour l’instant, ce n’est pas d’actualité. Je suis à Barcelone où il existe une vraie notion de partage, des valeurs, où je suis très bien entouré comme d’ailleurs dans tous les clubs par lesquels je suis passé et j’espère que ça continuera dans ce sens. C’est vrai que j’ai toujours du mal à exprimer mes émotions, notamment sur le terrain mais dans le vestiaire, dans la vie quotidienne, je participe énormément à la vie de groupe. Je pense que j’ai énormément évolué sur cet aspect. Et ça se ressent car il y a de plus en plus de personnes qui viennent vers moi.  

Un jour, tu reviendras obligatoirement en France… peut-être à Paris, ton club de cœur ? 
Il faudra que je boucle la boucle de ma carrière. C’est le club de Paris qui m’a amené aux portes de l’équipe de France. Ça me fait énormément de peine de voir qu’ils n’arrivent pas à sortir du fond du classement. Je me rappelle que la dernière année, j’ai vécu très mal la relégation. J’avais des propositions pour partir un an, mais j'étais trop attaché au club. Et j’ai pris la décision de rester à Paris pendant six mois en D2. Je pense que dans la capitale, il faudrait avoir un grand club, avec des bases solides, des moyens et qui joue les quatre premières places chaque année. Ça serait aussi profitable au handball en général. 
© Yves Michel
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