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Ivry enfonce Paris, Chambéry (re)fait le trou
Ivry enfonce Paris, Chambéry (re)fait le trou
29 Avril 2012 | France > LNH
Alors que la LNH a remis à plus tard le passage de l'élite à 16 clubs, les mal-classés (enfin, certains, pas tous) ont entamé dès cette 22ème journée, leur opération "sauvetage en D.1". Istres, Ivry et Nîmes s'illustrent pour le maintien pendant ce temps, Chambéry fait la bonne opération du week-end en consolidant son fauteuil de dauphin. 

« Contre Tremblay, une semaine auparavant, on avait été des ‘’warriors ‘’, contre Ivry, on a été des agneaux. » Le regard dans le vide, c’est de cette façon que François Berthier cherche à expliquer les carences du Paris Handball qui s'est incliné à Ivry assez nettement (32-26). L’entraîneur parisien ne se défausse pas. Son équipe a subi plus qu’elle n’a conduit. « On n’a pas été conquérant en défense et on les a laissés imposer leur rythme, et pire, lorsqu’on a eu les ballons pour revenir, des pénaltys, des contre-attaques, on n’a pas été foutu (sic) de les mettre. Pour un match ‘’à la vie, à la mort’’, il fallait arriver dans d’autres dispositions. » Et dans cette rencontre, c’est l’équipe qui en a voulu le plus, qui s’est sentie la plus concernée par l’enjeu qui a été maître des débats de la 1ère à la dernière minute. Damir Smajilagic blessé au dos avait du déclarer forfait. Peu importe, à Ivry il y a de la ressource et Cédric Loupadière (notre photo de tête) a fait mieux que remplacer son aîné sur le flanc gauche de l’attaque. Ce samedi, le pur produit du centre de formation rossonero devenu pro, voilà tout juste deux ans, s'est ouvert à neuf reprises, le chemin du but parisien. « J’ai fait tout simplement mon boulot, reconnaissait humblement le natif du Blanc Mesnil (Seine-Saint-Denis), passé par le club de Villepinte, le sport-études d’Eaubonne pour ses débuts et arrivé à Ivry en 2006. L’entraîneur me fait confiance donc c’est normal que je lui montre qu’il n’a pas tort. Je ne calcule rien, je suis plutôt un joueur d’instinct et je me fais surtout plaisir. » Avec Paris, Ivry enchaîne en championnat, son 3ème succès consécutif et bascule à la 9ème place mais à seulement une longueur devant le premier relégable. « Le prochain match, c’est à Saint Raphaël. Pourquoi ne pas aller chercher un résultat là-bas, glisse malicieusement Cédric Loupadière. » A Ivry, même les minots sont décomplexés et les anciens comme François Xavier Chapon (encore 19 arrêts à son actif), en bon capitaine, apprécient leur culot.  Les Parisiens eux, se compliquent encore un peu plus la tâche. Il ne reste plus trop de cartouches à brûler pour pouvoir s’en sortir. D’autant que cette 22ème journée a été plutôt profitable aux autres mal-classés. 


A commencer par Nîmes qui deux jours plus tôt, avait signé un sacré exploit en s’imposant au Parnasse face à Montpellier et en mettant fin à une série de 41 matches sans défaite pour les Héraultais. Près de vingt ans que les Gardois attendaient cela, à tel point qu’au coup de buzzer, face caméra, Jérôme Chauvet a écrasé une petite larme.   «  La pression, la tension par rapport à la situation dans laquelle on est, tout cela crée beaucoup de frustration. Mais l’essentiel, c’est d’avoir gagné et d'avoir pris deux points. » Alors c’est vrai, on pourra toujours souligner que Montpellier était privé de Kavticnik, Karabatic et Bojinovic mais Nîmes aussi a du faire sans son capitaine Jean Philippe Haon et a été ensuite privé de Damien Scaccianoce, son canonnier (douleur au mollet). « Mes joueurs ont su être les acteurs de leur histoire, renchérit le coach usamiste. J’ai retrouvé des gars qui n’avaient qu’une seule envie, celle de se relever, de combattre, de jouer et c’est avec cet état d’esprit-là qu’on a pu réaliser cet exploit. C’est aussi avec cet état d’esprit qu’on se maintiendra en 1ère division. » La bagarre fera rage jusqu’au bout et Nîmes doit déjà se lancer dans un marathon de quatre rencontres aussi difficiles les unes que les autres. Montpellier pour sa part, est apparemment usé, à court d'arguments exceptée la prestation de Primoz Prost dans ses buts. Les joueurs de Patrice Canayer aimeraient donc, accoucher d’un titre avant terme. Il ne leur manque plus qu'une seule victoire pour empocher le 14ème titre de champion de leur histoire. Contre Dunkerque, l'européen, la semaine prochaine ? S'ils affichent le même état d'esprit qu'à Nîmes, ce n'est pas gagné. 


En revanche, les jeux semblent être faits pour la place de dauphin. Il subsistait encore un doute mais Chambéry a non seulement atomisé Tremblay 32 à 15 mais a également profité de la défaite de Saint Raphaël en déplacement à Istres (26-24). Samedi, les hommes de Philippe Gardent ont trouvé un bon partenaire d’entraînement. Sauf que c'était le championnat de France et que Tremblay privé certes de Mongin, Guillard, Waeghe et Bingo n’a fait que de la figuration. A l'exception de Sébastien Ostertag, les cadres de l'équipe ont été mis en échec (0/6 pour Teddy Poulin, 1/5 pour Ibrahima Sall) et après un quart d’heure, l’affaire était entendue (10-3). Chambéry a fait tourner son banc et Cyril Dumoulin s’est éclaté en sortant une vingtaine de tirs. L'équipe francilienne a rendu une copié bien différente de celle de novembre dernier lorsqu'elle avait terrassé le dauphin du championnat. Belle soirée pour les coéquipiers d'Olivier Marroux (notre photo) qui peuvent également envoyer un petit mot de remerciements à Istres qui a repoussé les assauts de Saint Raphaël


Comme à leur habitude lorsque la patrie est en danger, les partenaires de Raphaël Tourraton (notre photo) se sont rebiffés. Menés lors de chaque entame, les Provençaux ne se sont jamais affolés et ont livré un match viril mais correct (2-5 à la 8ème puis 12-10 à la pause). Revigorés au retour des vestiaires, les Azuréens vont décoller pied au plancher (13-15 à la 38ème) avant de retomber dans leur travers laissant aux hommes de Christophe Mazel le soin de prendre le contrôle des débats (23-19 à la 56ème). Et même s’ils ont cru pouvoir refaire un handicap de 4 buts dans le money-time, les joueurs de Saint Raphaël se sont logiquement inclinés, abandonnant vraisemblablement par la même occasion tout espoir de ravir au nez et à la barbe de Barachet et consorts, la 2ème place du podium. Attention d’ailleurs car Dunkerque qui en début de semaine était allé s’imposer à Cesson (27-29), revient derrière. Les Nordistes sont toujours 4èmes mais n’ont plus qu’un point de retard sur les hommes de Christian Gaudin. Istres flirte toujours avec la zone rouge et le déplacement de vendredi à Paris, sent déjà le soufre. Tremblay qui au même moment accueillera Créteil sera tout aussi concerné par un éventuel glissement de terrain. Voilà plus de deux mois que les joueurs de Stéphane Imbratta n'ont pas inscrit le moindre point à leur compteur.


C’est donc vers le fond du classement qu’il faudra trouver matière à suspense sur cette dernière ligne droite de la D.1 masculine.

Sélestat s’est imposé face à Nantes d’un but (30-29) en ayant gâché moult occasions de se mettre à l’abri plus tôt malgré l’efficacité de Djordje Pesic (notre photo - 9 buts sur 10 tirs) et tout de même des motifs de satisfaction côté nantais avec l’excellente prestation du demi-centre junior O’brian Nyateu (5/8). Alsaciens et Mariligériens n’ont plus grand-chose à attendre de la fin du championnat. Le maintien est assuré pour les premiers, quant aux seconds, ils termineront à une cinquième place qui ne donne droit à rien... ou pas. En effet, si Dunkerque qui s'est qualifié pour la finale de la coupe de l'EHF, s'impose face aux allemands de Göppingen et remporte donc le trophée, la cinquième place et Nantes seraient européens. Les joueurs de Loire-Atlantique sont désormais les plus ardents supporters de l'USDK !

Ce dimanche, Créteil s'est incliné face à Toulouse. Même si dans le vestiaire toulousain, on se refusait à parler de maintien, un pas conséquent a été quand même fait dans ce sens. Les Cristoliens qui se déplaceront vendredi à Tremblay doivent rester vigilants. Ils ne sont qu'à deux points du 1er relégable. Les Séquanodionysiens ne sont pas mieux lotis. 

On ne le répètera jamais assez, en bas de classement, la fin de championnat s'annonce aussi tendue (pour au moins sept clubs) que passionnante (pour la bagarre). 
© Yves Michel
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