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Cesson à l'épreuve de Paris... Montpellier atomise Billère
Cesson à l'épreuve de Paris... Montpellier atomise Billère
13 Septembre 2012 | France > LNH
Suite ce vendredi soir de la 1ère journée de D.1 masculine. C'est le baptême du feu pour le Paris version qatari qui accueille Cesson et pour Aix, le promu de Pro D2 qui se déplace chez des Toulousains perturbés par des tracas financiers. Ce jeudi, Montpellier a désintégré Billère (24-50).

Montpellier a ouvert ce jeudi soir le Tome 8 du Grand Livre de la LNH en s'imposant logiquement et lourdement à Billère, 24 à 50. Le champion en titre avec son étincelant capitaine Dragan Gajic (12 buts sur 15 tirs) et son génial pivot Issam Tej (9/10) essuyait les plâtres d'une saison qui s'annonce palpitante avec notamment l'arrivée peu discrète des Qataris qui en deux mois, ont fait de Paris, le 1er club de handball de l'hexagone en terme notamment de budget. 

Pot de terre contre pot de fer à Paris

Le Paris handball est devenu PSG et la machine a été lancée. Ceci étant sur le terrain, l'amalgame entre les joueurs n'est pas encore pleinement réalisé et bon nombre de formations qui vont retrouver l'équipe de Nasser Al-Khelaifi, pensent qu'il vaut mieux la rencontrer dans les 1ères journées que dans deux mois lorsqu'elle sera à plein régime. Cesson qui se déplace ce vendredi à Coubertin a sans doute une idée derrière la tête. 

 

D'autant que l'équipe bretonne est la dernière à s'être frottée au PSG handball. C'était il y a moins d'une semaine et ce soir-là, Cesson qui menait de cinq buts à la mi-temps, n'a rendu les armes qu'à 2 minutes de la fin, les Parisiens s'imposant  29-30. « Je sais bien que Paris n’est pas prêt mais nous non plus, relève David Christmann, l’entraîneur cessonnais (notre photo). La seule différence, c’est que nous n’aurons rien à perdre à Coubertin. En plus, depuis 3 ans, c’était une équipe qui nous réussissait, là je crois qu’ils se sont ‘’un peu’’ renforcés.» Cesson est un club qui chaque année, gravit un échelon. A l’intersaison, la rallonge accordée par un important sponsor local a permis de lorgner vers le haut niveau et l’Allemagne. Libre de tout engagement, le pivot international Igor Anic a quitté Gummersbach pour revenir en terre gauloise. Entre temps, le club du président Barberet avait recruté des valeurs sûres de la D.1 comme Yann Genty et Sassi Boultif (Istres) ou Yann Polydore qui après une saison blanche avec Nantes, a un sacré challenge à relever. « Il faut y aller tranquillement, poursuit le coach. On sait quelle est notre place et quels sont nos adversaires. Paris boxe dans une autre catégorie mais on s’est aperçu la saison passée, qu’on pouvait dérégler certaines machines. On est allé gagner à Dunkerque et on a battu Montpellier chez nous. » Lors du précédent exercice, Cesson a perdu beaucoup de points à domicile. David Christmann n’a pas eu trop le choix de tirer sur la corde et utiliser les mêmes rotations. Avec l’effectif qui est le sien cette saison, les ambitions peuvent être revues à la hausse. « Je n’ai mis aucune pression pendant la préparation mais je veux qu’on soit costaud face aux équipes qui sont de notre niveau. » Par ce type de messages sibyllins, l’entraîneur breton aurait-il le projet de détourner l’attention sur son hôte parisien ? Cesson est loin d’être favori mais une fois sur le terrain….

 

Du côté parisien, c'était ce jeudi soir, la première veillée d'armes. Mais quel que soit le joueur approché, l'avis est unanime: il est temps que ça commence. « Les autres disent qu'ils ne sont pas prêts, ironise Samuel Honrubia (notre photo), je pense que c'est le contraire. Mais seule la vérité du terrain peut nous donner les réponses. A Cesson, la semaine dernière, on montrer du caractère pour revenir. C'est bon signe.» Dans la sphère handball, il y aura désormais le PSG... Montpellier... et les autres. Le mouvement est en marche. « On sent qu'il se passe quelque chose, confirme l'ailier gauche international. Il y a un engouement, une reconnaissance aussi. Sur les réseaux sociaux, il parait que le nombre de ''suiveurs'' a grimpé en flèche. Mais très sincèrement, je préfère être leader du championnat que leader en nombre de linkers sur Facebook. » Autre arrivé dans l'effectif parisien, Luc Abalo, l'enfant du Val-de-Marne est à peu près sur la même longueur d'ondes. "Lucio" connait les objectifs du club mais il ne veut rien précipiter, inutile de se mettre une pression, qui « n'a pas lieu d'être. Gagnons déjà les deux 1ers matches sans se focaliser déjà sur le 3ème, celui face à Montpellier dont on commence déjà à nous parler alors que rien n'a débuté ! » Avant d'être l'équipe du futur, le PSG handball doit conjuguer son histoire au présent. Personne ne se voile la face, Luc Abalo en tête. « On nous colle le statut de favori du championnat ? C'est normal avec tous les bons joueurs qui ont été recrutés. Ce vendredi, je serai heureux de retrouver Coubertin, le public est proche du terrain et ça peut devenir bouillant. Il faudra qu'il nous aide à mettre la pression sur l'adversaire.» Et ce vendredi, sur le coup de 21h30, Paris saura s'il rejoint pour la première fois depuis très longtemps, Montpellier en tête de la D.1 masculine. 


L'autre match de la soirée: Toulouse - Pays d'Aix

Pour sauver les apparences, donner du courage aux bénévoles et surtout préserver ce qui peut l’être, Toulouse s’est persuadé qu’avec l’effectif qui est pour le moment, le sien, le parcours en 1ère division n'est pas impraticable. Rock Feliho va refaire ses valises, trois mois après les avoir posées sur les bords de la Garonne (un retour du défenseur vers Nantes ne serait pas illusoire) et en coulisses, la mobilisation générale a été décrétée pour conserver le pivot slovène Miha Zvizej et le jeune arrière Xavier Moreau dont les contrats n’ont pas été homologués par la CNACG.  Les dirigeants du club ont mis la main au porte-monnaie, de nouveaux donateurs se sont manifestés et les sommes récoltées pourraient infléchir la décision de la commission de contrôle et de gestion de la LNH. Les deux joueurs ont l’espoir d’être qualifiés à l’occasion de la 2ème journée, pour la réception de Billère. C’est d’ailleurs de l’autre promu de la Pro D2 que Jérôme Fernandez et ses camarades devront se méfier ce vendredi soir. Aix en Provence arrive à Toulouse conscient qu'il y a un coup à jouer. « Même si notre préparation a été en dents de scie au niveau des résultats, reconnait Jérémy Roussel, je suis globalement satisfait. De toute façon, cela ne sert à rien d’être le champion des matches amicaux. » Les Aixois ont misé sur la stabilité de leur effectif en ne recrutant que trois joueurs (Ivakno, Courtois et Tokic), il n’y avait aucune raison de procéder à un chamboulement. « Notre budget qui avoisine les deux millions n’est pas si mal pour un promu, souligne l’entraîneur provençal. Il nous situe toutefois parmi les plus faibles mais cette réalité ne doit pas nous servir d’excuse. Il faut être lucide dans ce championnat qui s’annonce très difficile. On va tout faire pour y rester mais il faut intégrer l’idée que cela peut se passer différemment. Avant d’être là où il en est, le club de St Raphaël a fait des aller-retour entre D1 et D2. » Avec ce déplacement à Toulouse, puis les réceptions de Paris, St Raphaël, Chambéry  et juste avant, le voyage à Ivry, le calendrier est très compliqué pour les Aixois. Jérémy Roussel sait que l’apprentissage de l’élite sera long. A moins que dès ce soir face au Fénix, ses joueurs ne lui réservent une belle surprise. 
© Yves Michel
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