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Rock Feliho: retour à la case départ
Rock Feliho: retour à la case départ
19 Septembre 2012 | France > LNH
A 30 ans, Rock Féliho revient poser son sac sur les bords de l’Erdre pour deux saisons. A Nantes, club qu’il a quitté en mai pour Toulouse. A l'époque, il ne pouvait deviner que la situation du Fénix se dégraderait suite à la démission du président-principal bailleur de fonds. Le solide défenseur repart vers une nouvelle aventure et aspire désormais, à un peu plus de stabilité. 

On pourrait tout simplement appeler cela un retour à la case départ. Bien installé depuis quatre mois sur les coteaux de Balma, à vingt minutes du palais des sports de Toulouse, Rock Feliho venait à peine de déballer ses cartons. Sans grande conviction car depuis qu’il était arrivé sur les bords de la Garonne, la situation du Fénix s’était peu à peu détériorée au point de ne porter les couleurs du club que lors des seuls matches amicaux pendant la préparation estivale. Entre temps, suite au départ du président-actionnaire majoritaire Patrick Salles, la Commission Nationale d'Aide de Contrôle et de Gestion (CNACG) est passée par là et n’a pas homologué les contrats des trois nouvelles recrues, Rock Féliho en tête. L’ancien défenseur de Sélestat, Villefranche, Münster (All), Balingen (All) et Nantes n’est pas resté inactif et a décidé de changer d’air. Le divorce avec son futur ancien club était consommé lorsqu’une opportunité, et quelle opportunité, s’est présentée en provenance de Nantes. 

De la démission de l’ex président toulousain Patrick Salles à son retour dans le club qu’il venait de quitter, Rock Féliho a choisi Handzone pour s’expliquer. 

Rock, tu renoues avec Nantes, un club que tu connais bien…
Et je dois dire que c’est un réel soulagement. Car je vais retrouver l’essentiel, ce qui fait que je suis sportif de haut niveau, je vais tout simplement jouer au handball. Je n’en demandais pas plus ! 

Si c’était à refaire, tu ne serais jamais venu à Toulouse ? 
Le projet était séduisant, le discours du président aussi, c’est ce qui m’a décidé. L’équipe en place, plus les recrues, ça tenait vraiment la route. J’étais motivé à 200% et j’avais vraiment hâte que ça commence. La préparation a débuté vers le 20 juillet, ensuite on est parti en stage et c’est à ce moment-là que le président a décidé de tout arrêter. En nous prévenant par email ! Ce n’est pas l’idéal pour se concentrer. 

Tu n’as pas mesuré tout de suite ce qui se passait…
Non, car tu te dis au début que le président est parti mais que derrière, quelqu’un va reprendre le flambeau et que ça va continuer comme si de rien n’était. Sauf que là, la même personne est actionnaire majoritaire. C’est sûr que si j’avais pu savoir tout cela avant, je n'y serais pas allé. Mais quoi qu’il arrive, je suis pro et donc je fais le job et je tente de positiver.


Et pourtant…
Les dirigeants ont paru gêné quand ils se sont retrouvés devant nous, ils ont bien tenté de nous rassurer mais je suis dit que ça ne sentait pas bon. J’apprends aussi que certains joueurs ne sont pas payés depuis trois mois. J’ai signé le 1er juillet et j’ai touché mon 1er salaire en septembre. Là où j’ai saisi que ça devenait critique, c’est quand on nous a demandé de baisser nos salaires de 20%. J’ai fait partie de la minorité qui a refusé. Déjà par principe et parce que j’arrivais dans un nouveau club et je n’avais pas à payer les bêtises passées. J’ai véritablement eu le sentiment qu’on s’était moqué de moi. 

Là, le divorce entre toi et le Fénix est inévitable ? 
Des deux points de vue, ça a paru logique. Dès que j’ai su que la CNACG se penchait sur le dossier, j’ai commencé à voir ailleurs. Je ne me suis plus senti en phase avec le club, je n’avais plus confiance. 

Dans un contexte défavorable puisque la saison recommençait...
C’est sûr qu’à cette période, je ne suis pas très serein, les effectifs sont complets, les clubs ont bouclé leur budget donc ça va être compliqué de trouver une place. En revanche, je ne voulais pas partir n’importe où. Ma chance, c’est d’avoir fait une bonne saison l’année dernière. J’ai rencontré les dirigeants nantais au tournoi de Royan fin août. 


L’opportunité c’est que Nantes ne t’avait pas véritablement remplacé…
Voilà, s’ils avaient pris un défenseur, ils n'auraient pas fait appel à moi. Je bénéficie également des circonstances mais je peux dire que j’ai les crocs et que j’ai envie de retrouver le terrain, le vrai avec un véritable enjeu. 

Nantes, c’est un peu chez toi…
On peut dire ça. L’intégration va être facile car l’effectif a peu bougé. J’ai quitté le club il y a moins de quatre mois mais je sais aussi, que personne ne me fera de cadeau et que j’ai intérêt à être bon. Si Nantes me fait confiance, c’est pour que j’apporte un plus. 

Il va donc falloir que tu sois rapidement opérationnel…
C’est sur la base arrière que les changements sont intervenus. Je vais arriver en fin de cette semaine, je vais retrouver les joueurs. Jeudi, Nantes reçoit Chambéry, je vais essayer d’y être mais je participerai à mon 1er entraînement, dès lundi. J’espère être qualifié pour le match suivant, à Dunkerque. Ce sera d’ailleurs un clin d’œil car c’est la dernière équipe contre laquelle j’ai joué avec le maillot nantais. On s’était imposé là-bas en gagnant le billet pour l’Europe. 
© Yves Michel
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