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Metz ne meurt jamais
Metz ne meurt jamais
23 Février 2014 | France > Coupe LFH
Résumé de la finale de la Coupe de la Ligue.
Et de huit pour les filles du Metz Handball. Trois ans après leur dernière victoire en Coupe de la Ligue, elles ont remporté leur finale à domicile, contre Fleury-les-Aubrais (20-25). Le retour en grâce de Gervaise Pierson dans les cages, une défense mosellane implacable et quelques négligences fleuryssoises ont fait chavirer les Arènes de bonheur.

De notre envoyé spécial à Metz

Il reste cinquante-six secondes à jouer en première période. Temps mort demandé par Sandor Rac, l'entraîneur du Metz HB. Mosellanes et Fleuryssoises écoutent religieusement les consignes de leurs staffs. Toutes ? Non. Toute seule sur le tapis bleu des Arènes (avec les chauffeuses de salle), Gervaise Pierson frappe sa transversale, son poteau gauche. Acte de défiance, bouderie ? Que nenni. A ce stade de la finale, il n'était nul besoin de recadrer une gardienne en transe. Titularisée pour pallier le forfait de dernière minute de Barbora Ranikova (réveil de sa douleur chronique au genou), la Vosgienne était tout simplement en train d'accomplir son meilleur match depuis son retour à la compétition, il y a un mois. Neuf arrêts en première période, autant en seconde pour un taux de réussite de 47 %.


« Ca fait tellement de bien de retrouver des sensations, respire la numéro 12 messine. J'étais sereine, concentrée. Je ne voulais pas revenir pour faire de la figuration. J'attendais mon heure derrière Barbora, je l'ai eue et j'ai tout donné. J'ai bien prouvé que je n'avais pas fait semblant de travailler à l'entraînement. Avec ne victoire au bout, c'est génial. » Au diable, le burn-out l'ayant privé de pratiquement un trimestre de compétition. Effacées, les prestations mitigées depuis sa reprise. Le jour J, dans une finale aussi intense qu'annoncé, Gervaise est redevenue « Gégé ». A retrouvé toutes ses facultés, tous ses réflexes. Son pied levé, devant l'arc de cercle pointillé, face à une Marta Lopez Herrero lancée à toute berzingue, a sans conteste été un tournant de la partie (33'). Une balle d'égalisation fleuryssoise à 12-12 venait d'être déviée vers le plafond du palais omnisports... « Il y a une part de vidéo, d'instinct, de comment ça s'est passé dans les matches d'avant. Beaucoup de choses rentrent en compte. On fait un rapide calcul et on choisit le truc en une fraction de seconde. »

Metz a donc soulevé sa huitième Coupe de la Ligue, la première depuis Penfeld 2010-2011 (victoire aux dépens d'Arvor), grâce à la renaissance de son dernier rempart. Auquel il convient d'associer un socle défensif n'ayant été à plat que dans sa configuration. Commandé par une Lara Gonzalez Ortega en mode taureau furieux, une paire de pivots intraitables (Kanto et Broch), elle n'a encaissé aucun but en infériorité numérique. Et fait cogiter la base arrière loiretaine, passée sous pavillon ibérique (5/9 pour Marta Mangué). Elle ne peut être l'objet que d'un reproche : avoir laissé Gnonsiane Niombla la transpercer à 9 m, en seconde période, pour ménager l'incertitude sur le lauréat (15-17, 44' puis 20-21, 54'). « On a gagné en défense, avec Gégé qui ferme les cages derrière, approuve Grace Zaadi. On avait tout pour gagner, surtout cette combativité. Tout le monde s'est battu de la première à la dernière minute, devant notre public, c'est juste magique ! Je n'ai plus de voix ! »


Normal, quand on hurle sa joie d'être spectatrice privilégiée du show Liscevic. Créatrice, distributrice, médiatrice de choc dans la grande réconciliation entre Metz et les jets de 7 m (5/5 dans l'exercice), l'albatros Kristina a plané au-dessus d'un nid de Panthères. Et clos le débat sur le supposé déclin des championnes de France en titre, après leurs déboires en Coupes de France et d'Europe. « Tout le monde nous avait enterré un peu vite, jubile Thierry Weizman, le président mosellan. On a fait un match énorme devant Fleury, qui était favori. Dans la discussion d'avant-match, j'ai dit aux filles que même quand on a fait de mauvais matches, l'équipe est restée soudée. J'étais certain que ces vertus-là nous serviraient. Aujourd'hui, c'est la victoire d'un groupe. »

Celui de Fred Bougeant, autrement dit Fleury, n'a pas raté sa finale. Simplement beaucoup de tirs (42 % d'efficacité, contre 52 pour Metz), quelques prises de seconds ballons captés par Darly Zoqbi de Paula et une poignée de passes en jeu placé quand le trophée était encore accessible. Karolina Siodmiak les rumine encore dans l'autocar la ramenant dans le Loiret... « On ne peut s'en vouloir qu'à nous-mêmes, soupire la pivot Laura Kamdop. On a perdu beaucoup de ballons, raté beaucoup de tirs, tapé beaucoup de poteaux. Le ballon arrivait dans leurs mains et pas dans les nôtres. » 


Le palmarès du FLH en reste donc, pour l'instant, à un seul titre de champion de France de D2, il y a onze ans. Sa série d'invincibilité s'arrête à 20 matches officiels. Mais le vice-champion de France, qui peut encore s'adjuger la Coupe de France (contre Issy/Paris, fin mai) et la C2 européenne, ne désespère pas de devenir calife à la place des califes de Moselle. Les play-offs de LFH, au printemps, seront faits pour ça.

Metz – Fleury : 25-20 (Mi-temps : 11-10)
Arbitres : Mmes C. et J. Bonaventura.
4000 spectateurs.

Metz.- Gardiennes : Pierson (18 arrêts), Dangueuger. Buteuses : Prudhomme, Kanto (cap., 3), Flippes (1), Gros (5), Zaadi (1), Bulleux, Baudouin (2), Broch, Andryushina (1), Gonzales (1), Luciano (4), Liscevic (7 dt 5 pen.).

Fleury.- Gardiennes : Zoqbi (15 arrêts), Callave. Buteuses : Alberto (2), Fernandez (2), Kamdop, Cissé, Tounkara (2), Houette (2), Bruneau, Lopez (1), Manga, Niombla (cap., 5), Siodmiak (1), Mangué (5).

© Laurent Hoppe
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