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LDC M: Gonzalo Perez de Vargas... son petit doigt lui a dit...
LDC M: Gonzalo Perez de Vargas... son petit doigt lui a dit...
3 Juin 2017 | Europe > Champion's League

Totalement remis après une fracture du petit doigt juste avant les quarts de finale contre Kiel, le gardien de Barcelone Gonzalo Perez de Vargas retrouve sur sa route son ancien coéquipier en club et en sélection, Arpad Sterbik. Etre meilleur que le portier du Vardar sera certainement le prix à payer pour accéder à la finale que chacun (sauf les Hongrois de Veszprém) espère déjà face au PSG.  

A Cologne, de notre envoyé spécial Yves MICHEL


Barcelone fait son retour dans le carré final, un an après l’avoir loupé. Le contexte était pourtant favorable, les Catalans avaient terminé en tête de leur groupe avec dispense de passer par les 8èmes mais avaient chuté en quarts face à une équipe de Kiel ressuscitée. La progression a été la même cette fois-ci: leader du groupe A juste devant le PSG, propulsé directement en quarts face au même adversaire allemand. Barcelone n’a rien laissé au hasard malgré un 1er revers à l’aller (28-26) mais une gestion parfaite du retour en Espagne (23-18). Symbole de cette qualification, le gardien de buts Gonzalo Perez de Vargas qui deux semaines plus tôt à l’entraînement, se fracture le petit doigt de la main gauche et doit se faire opérer. « A Barcelone, j’ai la chance d’avoir des médecins très compétents qui ont fait le bon diagnostic. Ils m’ont annoncé que je pourrais reprendre vite, qu’il n’y avait pas de risque que ça s’aggrave mais que cela pourrait être douloureux. J’ai repris la compétition lors du 1er match contre Kiel et on s’en est bien sorti. »  Lors du match retour au Palau Blaugrana, avec deux buts à remonter, les supporters et toute l’équipe sont rapidement rassurés. L’ancien portier de Toulouse (saison 2013-2014) en état de grâce, aligne 21 parades à 57% de réussite. « A vrai dire, je me suis investi d’entrée dans le match, j’ai fait des arrêts et j’ai complètement oublié ce que j’avais subi au doigt. Je n’ai pas souffert et on s’est qualifié. »  C’est la 6ème fois que le Barça fait le déplacement à Cologne et le bilan est assez éloquent avec deux succès (2011 et 2015), deux finales perdues (2010 et 2013) et une 3ème place (2014). Des formations présentes dans le carré final, c’est assurément celle qui a le plus d’expérience dans la manière d’aborder un tel tournoi. « On a surtout retrouvé un certain potentiel et en quarts, on a surtout battu notre bête noire de l’année écoulée. On avait la pression car il ne fallait pas qu’on se plante à nouveau. On n’a pas été toujours bien au score mais on n’a jamais lâché et on a surtout pu constater que l’équipe était consistante. On est donc prêt quoi qu’il arrive sachant que se qualifier pour le Final Four était déjà l’objectif de cette fin de saison. Mais c’est sûr, maintenant qu’on est là, autant arriver jusqu’au bout.» Lors du tirage au sort, Parisiens et Barcelonais ont été soulagés de ne pas se rencontrer dès les demi-finales et certains rêvent déjà d’une affiche PSG-Barça pour l'apothéose. « Si c’est le cas, Paris sera favori par rapport à son potentiel et ses individualités, insiste le portier catalan mais dans un Final Four, beaucoup de choses peuvent se passer et souvent, ce n’est pas fait pour le favori. » Mais pour prétendre à la finale, Barcelone devra passer l’obstacle macédonien (une équipe atypique où se côtoient dix nationalités dans un groupe de 20 joueurs). Un adversaire de taille qui contrairement aux trois autres, est issu de l’autre groupe préliminaire et qui depuis qu’il a atteint le haut niveau, n’a cessé de progresser et surtout de se renforcer. En attirant dans ses filets des éléments moteur comme Raul Gonzalez un technicien qui compte parmi les meilleurs d'Europe et une colonie hispanique avec Juan Canellas, l'ex Nantais Jorge Maqueda, Alex Dujshebaev et un certain Arpad Sterbik que Gonzalo (de 11 ans son cadet) a eu l’occasion de croiser dans les cages catalanes et de la sélection nationale. «J’ai du respect pour lui car en 20 ans de haut niveau, il a un sacré palmarès et avec Omeyer, il a fait partie de mes idoles. Et maintenant, me mesurer à eux, est une fierté et j’espère être à la hauteur. » Car finalement la clé de l'énigme se trouve peut-être là. Et si pour commencer ce week-end de prestige, les deux demi-finales étaient une affaire de gardiens ?


Tim N'Guessan (Barcelone) retrouvera-t-il Luka Karabatic en finale dimanche ?

PSG-Barcelone, une finale rêvée ?

Il y a tout juste un mois en plein rassemblement de l'équipe de France qui préparait alors ses deux matches de qualification à l'Euro 2018 face à la Norvège, le tirage au sort du Final Four de la Ligue des Champions avait plutôt rassuré Cédric Sorhaindo. Non pas que le pivot tricolore mésestimait le Vardar, l'adversaire macédonien de la demie mais surtout parce que cela retardait (ou pas) l'échéance de rencontrer ses frères de cœur Luka et Nikola Karabatic. Personne ne le dira en face mais une affiche PSG-Barça en dessert de ce week-end outre-Rhin aurait sa part de magie comme l'a pu l'être il y a quelques mois, la même opposition au football. « Même si je considère que les quatre clubs sont à peu près d’un niveau équivalent, fait remarquer Daniel Costantini, la finale romantique que tout le monde souhaite, étant donné qu’il n’y a pas d’Allemands à ce stade de la compétition, ce serait le PSG opposé à Barcelone. En plus, ça sentirait bon le franco-français avec tous ceux qui ont la nationalité ou qui parlent très bien notre langue dans les rangs catalans*. Mais attention, Veszprém ne veut pas tomber une 3ème fois cette saison contre Paris et le Vardar est la grosse inconnue de ce tournoi. Mais c’est vrai que quelque part, la finale souhaitée par le plus grand nombre, on la connait. » L’ancien patron des Bleus, aujourd’hui consultant sur RMC Sport reste prudent sur une issue qui pourrait être toute autre. Les scénarii de Final Four passés vont dans ce sens. Du côté hongrois par exemple,  beaucoup aimerait voir Veszprém forcer le destin et pour sa 22ème saison en LDC, remporter le Trophée.  « Vardar-Veszprém peut aussi être une finale rêvée, glisse malicieusement un certain Attila Borsos. Cette année, on a les quatre meilleures équipes du Monde et n’importe laquelle peut s’imposer. » L’ancien gaucher... hongrois de Nantes, Nîmes et Chambéry qui est resté un observateur avisé du handball européen se refuse à distinguer un véritable favori. « Il y aura de part et d’autre, des joueurs-clé, pour le 1er match, je pense que du côté de Veszprém, cela peut être Palmarsson et Lekai, deux joueurs assez imprévisibles, du côté parisien, c’est encore une fois Titi qui peut gagner le match à lui tout seul. Pas sur la durée du match mais en sortant des parades dans les moments cruciaux. Dans la 2ème demi-finale, ça peut se résumer à un duel entre gardiens avec du talent dans chaque camp. Barcelone, c’est vrai a pour une fois une équipe jeune mais il y a quand même un Lazarov (futur Nantais), un Entrerrios ou un Tomas qui peut être déterminant.» 1er élément de réponse vers 16h35 ou légèrement plus tard pour la 1ère opposition entre Paris et Veszprém et aux alentours de 19h30, pour l'autre bagarre entre le Vardar Skopje et le FC Barcelone.


* Cédric Sorhaindo (arrivé en 2010), Dika Mem et Timothey N'Guessan (arrivés l'été dernier) et ceux qui maîtrisent parfaitement notre langue comme l'entraîneur Xavi Pascual, l'ex nantais Valero Rivera sur l'aile gauche et l'ancien aixois Joan Saubich sur l'aile opposée, l'arrière tunisien Wael Jallouz et donc le gardien ancien toulousain Gonzalo Perez de Vargas. La tendance devrait s'accentuer la saison prochaine avec la signature de Yanis Lenne (Sélestat) et Jure Dolenec (Montpellier) en attendant en 2018, celle de Ludovic Fabrégas (Montpellier).

© Yves Michel
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