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PL: Créteil, Chartres, deux prétendants s'affrontaient...
PL: Créteil, Chartres, deux prétendants s'affrontaient...
11 Novembre 2017 | France > ProLigue

Ils sont plusieurs à poursuivre le même objectif: (re)monter à l'étage supérieur. Dans le Val-de-Marne, deux des prétendants se rencontraient et la course poursuite a tourné en faveur de Créteil qui s'est imposé presque sur le gong face à Chartres d'un but.

par Yves MICHEL

La saison dernière en Proligue, Tremblay avait pris la tête dès la 1ère journée, avait fait un sans faute jusqu’à la 8ème, avait rechuté à la 10ème mais ensuite n’avait rien lâché, terminant à la mi-mai avec 9 points d’avance sur Pontault.

Un an plus tard, l’histoire semble se répéter pour Chartres que tous les pronostics ont désigné comme meilleur prétendant pour la montée directe vers l’élite. Le plus gros budget de Proligue a des devoirs et le moindre écart est analysé et surtout critiqué. La semaine dernière après un démarrage conforme aux prétentions de l’équipe (5 victoires et un nul), les Euréliens se sont inclinés dans leur salle face à Istres. Ce vendredi, c’est à un nouveau test qu’ils étaient confrontés en rendant visite à Créteil, formation éjectée de l'étage supérieure en mai dernier et qui elle aussi veut le retrouver.

En cette fin de semaine, l’affiche pourtant alléchante n’a pas attiré la grande foule à Oubron. Les Cristoliens comptent sur une poignée d’irréductibles pour mettre l’ambiance et cela suffit pour leur donner des ailes car dès les 1ères minutes, ils cueillent leur adversaire à froid (4-1 à la 8ème). Chartres en est à sa 3ème perte de balle, Créteil trouve plus de solutions dans le jeu de transition qu’en attaque placée avec notamment une véritable mobylette sur l’aile droite, le champion du monde jeunes Benjamin Richert (notre photo de tête) qui à 19 ans montre l’étendue de son talent (8 buts à 80%). Dans cette 1ère période où leur défense va prendre l’ascendant, les Cristoliens vont dominer leur adversaire, le pousser souvent à la faute et rentrer au vestiaire avec quatre longueurs d’avance (12-8).

A la reprise, ceux qui côté chartrain avaient pointé aux abonnés absents (Molinié 0/3, Basic 1/4) vont décider de se réveiller. Ils vont se montrer plus volontaires, plus entreprenants et surtout plus précis. Robin Molinié par exemple (photo ci-dessus), marquera pour l’égalisation et un quart d’heure plus tard, ne gâchera pas la balle du + 2 (20-22 à la 49ème) plongeant une nouvelle fois Créteil dans le doute, ce scénario de l’équipe dépassée en fin de match s’étant souvent répété lors des dernières sorties. « J’ai même hésité à changer de tactique, avoue Christophe Mazel, mais je pensais que nous étions dans le vrai et qu’ils étaient en surrégime. » Analyse lucide car Chartres ne va pas profiter d’une situation apparemment favorable. « Cette fois-ci, on a fait preuve de caractère, le ballon n’a pas pesé trop lourd et au-delà de la combativité et de l’envie, on a fait preuve d’audace. C'est notre meilleur match depuis le début de la saison.» Et c’est celui qu’on attendait peut-être le moins, arrivé il y a peu de Tunisie, qui va trouver la solution miracle. L’ancien tremblaysien Hamza Kablouti va dans un 1er temps, réduire l’écart (24-25) et ensuite, ménager le suspense (26-26) à 70 secondes du terme. Cette ultime minute, ses partenaires vont la gérer de sang-froid. Ils vont profiter d’une perte de balle adverse et surtout d'un ultime jaillissement de Lucas Ferrandier (27-26). Créteil est allé chercher ce 3ème succès avec les tripes et c'est certainement celui qui a été le plus difficile mais aussi le plus exaltant à construire. « Ce soir, il faut que ce succès soit fédérateur pour la suite, souffle Mickaël Robin. On ne va pas s'enflammer, on n'a encore rien fait. Si on n'arrive pas à la 1ère place qui va être très difficile à obtenir, il faut qu'on aborde le mois de mai en pleine possession de nos moyens pour disputer les play-offs et accéder à la D1.» Le gardien val-de-marnais n’en oublie pas l’objectif que tout un club s'est fixé dès mai dernier. Chartres poursuit la même quête.



Et Philippe Besson, son président depuis 1992, tient toujours les commandes (voir plus bas). Avec toujours la même ambition, celle de s’installer de façon pérenne parmi l’élite. Il y avait bien eu cette tentative en 2015-2016 mais l’expérience avait pris des allures de cauchemar et Jérémy Roussel (notre photo ci-dessus), appelé pour remplacer Pascal Mahé au poste d’entraîneur n’était pas arrivé à sauver le maintien. Le technicien entame donc sa 2ème saison pleine au CMHB28 et il n’a pas éprouvé le besoin d’aller voir ailleurs en acceptant une prolongation de contrat jusqu’en juin 2020. Cette saison est-elle la bonne pour rejoindre Montpellier, Nîmes ou le PSG ? Les Euréliens restent sur deux revers consécutifs et se sont laissé doubler par Pontault-Combault (2 points d’avance). « Je ne peux pas dire qu’on soit dans une mauvaise passe, martèle Jérémy Roussel. De toute façon, on n’a pas trop le temps de se morfondre car on joue mercredi, justement contre Pontault. La saison est encore longue et il peut se passer plein de choses. Evidemment qu’on est tous déterminés à atteindre l’objectif fixé. Il faut qu’on continue à garder le cap même si parfois il y a des passages difficiles. »  Des passages que par le passé Chartres a su plus ou moins bien gérer.


Quatre questions à Philippe Besson, président du CMHB 28

Chartres vient de mesurer la difficulté de la tâche qui l’attendait….
Ah mais… Personne chez nous n’a imaginé ou même dit que cela serait facile ! On a suffisamment navigué dans cette division pour s’en rendre compte. Je veux bien que les attentes soient fortes mais on n’a pas non plus quinze ans d’antécédents en 2ème division. L’année dernière, on a foiré la saison, ça s’est sûr et on a construit le collectif différemment.

Avec ce collectif, l’objectif est clairement déterminé…
On veut terminer 1er de la Proligue. Dans l’environnement du club, on est préparé à accéder au niveau supérieur. On a en plus l’expérience même malheureuse de notre incursion parmi l’élite. On sait les erreurs qu’on a commises et on essaiera de ne pas les répéter. A Chartres, si on a eu des échecs, ce n’est pas un problème de budget. Au contraire, les gens sont tous à attendre derrière nous et si on monte, on sera encore plus armé qu’on ne l’était la 1ère fois.

D’avoir prolongé Jérémy Roussel jusqu’en 2020, c’est aussi un signe ?
Oui et pour avoir un certain nombre d’années d’expérience avec des entraîneurs, depuis qu’il est là, c’est la 1ère fois que je ne vois pas chaque semaine un joueur venir étaler ses états d’âme ou me dire que le coach ne convient pas. Tout se passe bien, il fait du bon boulot, les joueurs sont contents et on avance.

Où en est la grande salle qui devait sortir de terre en 2015 ?
Il faut désamianter puis démolir les locaux qui se trouvent sur le terrain et ensuite la construction pourra débuter. Aujourd’hui il y a plus de probabilités que la salle existe que le fait d’être pérennisé au niveau supérieur. 

Le diaporama de Créteil - Chartres par Mélanie Ramamonjisoa

© Yves Michel
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