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LSL: A leur manière, ils auront marqué la saison
LSL: A leur manière, ils auront marqué la saison
1 Juin 2018 | France > LNH

PSG champion, Montpellier dauphin, Nantes sur la 3ème marche du podium, Saran et Massy de retour au purgatoire, la saison 2017-2018 a encore été très animée. Dans tous les clubs, certains joueurs ont marqué plus que d'autres, les esprits, se sont illustrés le plus souvent positivement, quelquefois négativement.

par Yves MICHEL



Michael Guigou

L’Aptésien est le seul joueur tricolore évoluant en France à avoir remporté sous les mêmes couleurs, la Ligue des Champions. Quinze ans séparent ces deux titres. 2003-2018. Mais le poids des années ne semble avoir aucune prise sur le plus attachant des individus que le handball national ait produit. Avec 1242 réalisations, il sera la saison prochaine dans le Top 3 des joueurs toujours en activité en D1 qui ont inscrit le plus de buts. Son 1er, "Mika" l'a transformé le 21 avril 2001 face à Pontault-Combault. Il ne manquerait plus que ce vendredi soir lors des Trophées de LNH, Michael Guigou soit nommé MVP de la saison. Ce serait "the cherry on the cake" !

Slavisa Djukanovic

Dans la force de l’âge, 38 ans, le portier aixois arrivé en début de saison est victime d’un accident cardiaque pendant un entraînement en octobre et doit être plongé dans un coma artificiel. Il sort d’affaire quelques jours plus tard mais doit renoncer à poursuivre sa carrière au plus haut niveau. A la prochaine rentrée, il doit intégrer le staff technique du PAUC.



Benjamin Gille

Le benjamin de la fratrie rejoint le cercle des joueurs (comme Krantz, Hmam, Narcisse, Chapon) qui cette saison, arrêtent leur carrière au plus haut niveau. Sauf que le Savoyard passé pro en 2000, n’a connu qu’un seul club, Chambéry. 18 ans plus tard et 367 matches de championnat disputés, il se retire avec le sentiment du devoir accompli.


Théo Derot

En pleine préparation aixoise, l’arrière gauche apprend qu’il est atteint d’un cancer et que sa carrière de handballeur de haut niveau s’inscrira désormais en pointillés. A force de volonté, de courage et d’envie, l’ancien Nantais retrouve peu à peu toutes ses sensations.


Rémi Desbonnet
  
On lui a toujours dit que sa taille (1.82 m) serait un frein à sa carrière de gardien de buts. Mais celui qui se régale des gâteaux de sa grand-mère n’en a fait qu’à sa tête et il a eu raison. Préférant quitter le cocon montpelliérain faute de proposition intéressante, son déménagement chez le voisin nîmois s’est avéré payant au point cette saison, de se classer meilleur rempart de l’élite. Son mano a mano avec un autre issu de l'incubateur montpelliérain Samir Bellahcène a retenu tous les observateurs en haleine. Rémi le feu follet termine avec 322 arrêts, 23 de mieux que le Massicois.

Romaric Guillo

Une trajectoire unique pour le Breton de 26 ans. Avant de rejoindre Nantes en juillet prochain, il devait terminer son bail avec Cesson et surtout se battre dans les profondeurs du classement pour sauver le maintien. Son arrivée au « H » s’étant précipitée, il s’est retrouvé en Ligue des Champions et finaliste d’une épreuve à laquelle en début de saison, il n’aurait jamais imaginé participer.



Raphaël Caucheteux 

L’année 2018 restera à jamais gravée dans l’esprit du longiligne Caucheteux (2.02) . A presque 33 ans, Didier Dinart lui a offert ses 1ères sélections chez les Bleus et pendant l’Euro, le Raphaélois a été admirable d’efficacité et de sociabilité. Longtemps placé mais jamais récompensé sur la plus haute marche, il se classe cette saison, meilleur buteur de l’élite avec 167 réalisations dont 63 pénaltys. Comme il n’a pas encore l’intention de raccrocher, ce record qui en fait le meilleur buteur de D1 de tous les temps, sera amélioré (il termine l'exercice à 1532 réalisations).

Mickaël Grocaut 

Le Roc ne s’est pas effrité mais contraint et forcé, tourne la page de 16 années passées au plus haut niveau au sein du même club, à Dunkerque. 18 buts inscrits lors des sept dernières saisons. Normal, le gaillard de 1.94 m a passé tout son temps à défendre et l'USDK en a bénéficié.

Samir Bellahcene

Elevé au grain montpelliérain, le gardien massicois a surnagé dans une équipe qui n’était pas convenablement armée pour survivre parmi l’élite. Malgré tous les aléas collectifs, le portier a su s’extraire du marasme ambiant en se classant 2ème gardien du championnat, derrière le Nîmois Desbonnet mais devant Vincent Gérard et Cyril Dumoulin, les deux titulaires chez les Bleus. La récompense ne s’est pas fait attendre. Le gars a du talent et Dunkerque l’a engagé dès la saison prochaine.



Mohamed Mamdouh

Jugé parfois ingérable dans la vie de groupe, le pivot égyptien quitte Aix à la trêve pour intégrer Montpellier. Dès son 1er match sous les couleurs du MHB, il signe une entrée remarquée en inscrivant 3 buts contre le PSG. Cinq mois plus tard, à l’instar de ses partenaires, il remporte la Ligue des Champions. La thérapie "canayenne" a sans doute produit ses effets. 

Amine Bannour et Aymen Toumi

Les deux Tunisiens sont intrinsèquement deux bons joueurs de handball. Mais pour eux, le jugement de valeur s’arrête là. Ils auraient pu s’illustrer sur un parquet, Toumi aurait même pu faire partie des héros du MHB ce week-end, en Ligue des Champions. Ils ont choisi de se perdre en bravant l’interdit du pari. Chambéry et Montpellier se sont montrés intraitables. Dehors les décérébrés !


Jovo Damjanovic, l’énigme de Coubertin

Lorsqu’il était arrivé à 20 ans dans l’effectif parisien, le Monténégrin d’origine naturalisé qatari était considéré comme un grand espoir du hand mondial et sur le communiqué diffusé après sa signature pour trois saisons, il était même indiqué que le pivot de presque 2 mètres pour 120 kg, représentait l’avenir du club. Au même titre sans doute qu’Edouard Kempf, Adama Keita ou Dylan Nahi. A ceci près qu’eux ont été utilisés, Les rares fois où Damjanovic figurait sur la feuille de match, il a ciré le banc. Même quand le club a été confronté à une pénurie de pivots avec les blessures de Luka Karabatic et Jesper Nielsen, le Qatari a été ignoré, même sur les oppositions réputées déséquilibrées. Et il a vécu la pénitence jusqu'au bout puisqu'il va quitter le club aussi discrètement qu'il l'a rejoint.  

Ivica Obrvan

Le Croate arrivé à Chambéry en 2014 aura été le seul des 14 entraîneurs de D1 masculine à ne pas avoir conduit sa mission jusqu’au bout. En rupture avec son groupe depuis de longues semaines et face aux médiocres résultats, il a préféré s’entendre avec le président Poncet et négocier son départ en février. Il a été aussitôt remplacé par Laurent Busselier. Et comme par magie, les résultats se sont améliorés. Il parait qu'au pied des Alpes, Yann Genty et les siens avaient du mal à retenir quelques mots de croate. 

Mosbah Sanai

S’il avait existé au 19ème siècle, le Tunisien aurait pu inspirer Alphonse Daudet en pleine rédaction de « L’Arlésienne ». A Chambéry, tout le monde a entendu parler de l'arrière gauche mais personne ne l’a vu à l’œuvre. Le vainqueur de la CAN 2012 qui devait rester trois ans en Savoie, s’est blessé pendant la préparation et est reparti en janvier sans avoir joué un seul match.

© Yves Michel
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