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L'Espagne, l'autre patrie de Jérôme Fernandez
L'Espagne, l'autre patrie de Jérôme Fernandez
24 Janvier 2014 | International > Euro

Jérôme Fernandez est de par ses racines familiales et son vécu de l’autre côté des Pyrénées, parmi les joueurs les plus qualifiés pour s’exprimer sur l’adversaire espagnol. Le capitaine de l’équipe de France disputera ce soir à Herning, sa 12ème demi-finale* d’une compétition internationale majeure. La tâche s’annonce difficile mais pas insurmontable face aux champions du Monde en titre.

Les deux hommes ne s’adressent plus ou presque la parole depuis bientôt six ans. Depuis que le sélectionneur de la "Roja" Manolo Cadenas alors entraîneur du FC Barcelone s’est totalement désintéressé du sort de Jérôme Fernandez qui a terminé sa dernière année au sein du club catalan, au mieux sur le banc, au pire dans les tribunes. Après huit saisons passées de l’autre côté des Pyrénées (six au Barça, deux à Ciudad), le Toulousain n’est pas rancunier et prend toujours le même plaisir à ferrailler avec le voisin ibérique. La dernière fois, c’était en août 2012, aux J.O de Londres et en quarts, la France s’était imposée à la dernière seconde. « Entre temps, ils ont été champions du Monde, beaucoup de choses ont évolué. Alberto Entrerrios a arrêté, Sterbik s’est blessé. Ces deux-là étaient prépondérants. Sans eux, ils se cherchent un peu. Mais quand tu te retrouves en demi-finale, la motivation, l'intensité sont au rendez-vous.» Le capitaine tricolore qui en ce début d’année a dépassé la barre des 1400 buts inscrits sous le maillot national a l’habitude de ce type d’opposition face à un adversaire parfaitement identifié. « Le problème avec eux, c’est qu’ils sont capables de s’adapter très vite et nous causer des soucis sur les trajectoires de passes. Il nous faudra être performants dans les duels et ne pas leur offrir des ballons d’interception.» Jusque-là, l'Espagne est loin d’avoir produit son meilleur handball. En phase de poules comme lors du tour principal, elle a le plus souvent enchaîné des succès étriqués ou peu convaincants. Mais les Français ne tomberont pas dans le piège de la suffisance. Ils auront face à eux un adversaire redoutable. A quelques minutes du coup d'envoi, Jérôme Fernandez n’aura pas à faire de longs discours pour motiver ses troupes. « La clé, c’est imposer notre rythme et perdre le moins de ballons.Tant qu’on sera performant dans le jeu placé et qu’on arrivera à se mettre en situation de tir, même si il y a quelques échecs, on limitera leurs montées de balles. Je pense aussi que notre défense est assez solide pour gêner l’Espagne qui sur la base arrière, à l’exception de Canellas, manque en ce moment de tireurs de loin. » Pour autant, les champions du Monde ont récupéré depuis deux rencontres, Julen Aguinagalde, auteur (avec 8 buts) d’une excellente rentrée face à l’Autriche. Etonnant de mobilité malgré son envergure (1.95 pour 110 kg déclarés), le pivot de Kielce est un véritable démolisseur et le jeu offensif de la "Roja" se développe beaucoup autour de lui. « Il faut que nous arrivions à maîtriser la relation qu’il a avec ses arrières, martèle Jérôme. Il est important d’être performant dans le secteur central et faire petit à petit la différence, physiquement. » Ce vendredi matin, les Français sont à pied d’œuvre. Comme ils l’avaient fait la veille, ils sont allés encore prendre un peu plus leurs repères dans l’immense Jyske Bank Boxen (14 000 places) à Herning. Dernières mises en place techniques puis ensuite ce sera le repas, la sieste réparatrice, l'ultime réunion avec le staff et le départ pour la salle. Pour la 17ème fois depuis la naissance des Bronzés aux Jeux de Barcelone en 1992, les Bleus sont en route vers une demi-finale d’une compétition majeure. Il y a encore quelques mois, personne ne les attendait à pareil niveau. Maintenant qu’ils y sont, ce serait regrettable de s’arrêter en si bon chemin.
(avec Cathy Tachdjian à Herning)

* dans le groupe présent au Danemark, Jérôme n'est pas le recordman de participations à une demi-finale. Thierry Omeyer le coiffe d'une courte tête. Contrairement à son co-locataire de chambre qui était blessé pour l'occasion, "Titi" était aussi présent à l'Euro croate 2000 où la France avait terminé 4ème, battue par... l'Espagne pour la médaille de bronze (23-24). 

Au rang des statistiques, la balance est équilibrée entre les deux équipes avec une très légère avance pour l'équipe de France. En 78 rencontres disputées depuis les années 50, les Bleus comptent 35 victoires, 9 nuls et 34 défaites contre la "Roja". Parmi les plus significatives:

° le quart de finale des JO de Londres (2012) remporté 23-22
° le match de tour préliminaire aux JO de Pékin (2008) gagné 28-21
° le match de tour principal à l'Euro norvégien (2008), victoire 28-27
° la finale de l'Euro suisse (2006), succès 31-23 (en tour préliminaire, l'Espagne     s'était imposée 26-29)
° le match pour le bronze au Mondial portugais (2003), victoire 27-22

Bref, dans les grandes occasions durant ces dix dernières années, l'équipe de France a toujours pris l'ascendant sur son homologue espagnol. Pourquoi donc changer de si bonnes habitudes ?

LE PROGRAMME DE CE VENDREDI A LA JYSKE BANK BOXEN  (Herning)

5ème place

Islande

Pologne

16h

demi-finales

France

Espagne

18h30

Danemark

Croatie

21h

© Yves Michel
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