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EURO M: C'est le grand soir pour la France !
EURO M: C'est le grand soir pour la France !
12 Janvier 2018 | International > Euro

Les handballeurs français aiment le partage. Surtout lorsque la notion de plaisir est au rendez-vous. L'Euro qui débute ce soir par un match face à la Norvège est un concentré d'émotions qu'il est parfois difficile à gérer. Pour cela, l'équipe tricolore n'a pas hésité à faire confiance à sa jeune garde et à Raphaël Caucheteux, un "gamin" de 32 ans.

par Yves MICHEL


Au pied du mur. C'est ce soir que les joueurs de l'équipe de France vont commencer à sceller leur destin dans ce 13ème championnat d'Europe masculin. Et ils débutent par le morceau le plus coriace de leur groupe, la Norvège, qu'ils connaissent sur le bout des doigts et qui par le passé, leur a plus ou moins causé des soucis. Sauf dans les grandes occasions comme il y a un an en match de poule et finale du Mondial.

L'Euro est un concentré de ce qui se fait de mieux sur la planète handball. Une compétition où les faux départs peuvent être souvent préjudiciables. D'où l'intérêt du match de ce soir (20h30 à Porec sur les bords de l'Adriatique) pour non seulement booster la confiance et se créer un bas de laine en vue du tour suivant puisque de l'autre côté, le cannibale croate attend sur ses terres ses adversaires avec la prétention de vouloir tous les dévorer.

Si aux yeux de la plupart de ses adversaires, elle fait toujours figure d’équipe à battre pour accéder au titre, la France n’en demeure pas moins fragile. Les Euro 2012 et 2016 et le Mondial 2013 sont là pour rappeler que des écarts de température sont possibles et que la volonté s'éloigne parfois de la réalité. Cette fois-ci, il a fallu non seulement gérer l’après Omeyer et Narcisse mais aussi combler cette hécatombe sur le côté gauche de la base arrière.

Nikola Karabatic, l'homme-orchestre

Didier Dinart n’a pas hésité une seule seconde en repositionnant Nikola Karabatic sur le poste. L’idée ne déplait pas à l’intéressé et l’équipe peut profiter de son impact et de sa force. Cette opportunité qui pourrait apparaître comme une nécessité puisque seul Timothey N’Guessan est dans les 16, le seul spécialiste du poste, est intéressante sous d’autres aspects. « Cela permet de moins l’exposer défensivement, argumente Didier Dinart. Le poste 3 qu’il occupait le plus souvent est très sollicitant au niveau physique et c’est mieux qu’il défende poste 2 pour pouvoir être plus saillant sur les contre-attaques. » Le bémol est l'absence (provisoire ?) de son frère Luka et son rôle déterminant dans l’axe central. Dans la perspective du couloir pour "Niko", la bonne association avec un demi-centre est primordiale. Les techniciens tricolores ont testé plusieurs formules. Nicolas Claire a donné de bonnes garanties de par notamment sa parfaite entente avec son partenaire à Nantes, le pivot Nicolas Tournat. Kentin Mahé, le couteau suisse est aussi un recours lorsqu'il n'est pas utilisé à l'aile. Une solution qui ne sautait pas obligatoirement aux yeux est devenue pertinente au fur et à mesure de l’avancement des travaux. L’option Mem à la… mène. « Si on veut densifier le secteur défensif pour ne pas prendre des ballons de contre, explique l'entraîneur national, on peut aussi utiliser Dika. Cela nous permet d’avoir un repli efficace, sachant que pour les Norvégiens, le jeu de transition est quelque chose d’énorme. Au 1er match, entre engagement rapide et contre-attaque, on a concédé 14 buts. C’est quand même colossal. » Dika Mem a donc un rôle important à jouer notamment en créant des points de fixation. 

Un plan anti-Sagosen ?

Que peuvent apprendre les Français de nouveau, sur la Norvège ? Depuis les deux rendez-vous du Mondial organisé en France, ce sera la 7ème fois en un an que les deux équipes se rencontrent. Du jamais vu dans le concert international. « La question est de savoir si la dernière fois, les Norvégiens ont tout montré, souligne Didier Dinart. Nous, on a opté pour jouer avec une équipe au complet sans cacher qui que ce soit, pour avoir de vraies sensations. Mais on n'a peut-être pas tout dévoilé (sourires). Il leur manquait quand même deux pièces maîtresses, deux droitiers de la base arrière, Johannessen qui avait une entorse et Sagosen qui avait mal à la gorge. » Si le 1er n’est jamais apparu ensuite sur le parquet de Bercy, le Parisien lui, a fait une entrée remarquée deux jours plus tard face au Danemark. Huit buts à son actif, 55 minutes à se dépenser, la pharyngite avait disparu. Ecran de fumée pour brouiller les pistes ? Toujours est-il que la Norvège n’est pas la même avec ou sans son stratège. La France doit-elle dès lors, lui réserver un traitement particulier ? « Ça peut faire partie des options, valide Guillaume Gille. Il glisse en permanence du poste d’arrière gauche à celui de demi-centre, c’est quelqu’un qui par sa capacité de percussion, de tir de loin, a une influence globale sur le jeu norvégien. Donc, il y a une attention particulière à garder sur lui. Il faut prévoir des stratégies différentes pour réagir en fonction de son rendement et de son influence dans le match. » Le problème, c'est que Sagosen n'est pas isolé et qu'il côtoie d'autres talents. 

Et pour les autres ?

Les impact-players ne manquent pas. Il y a Bergerud, l’excellent gardien, Bjornsen l’ailier droit à la gâchette facile et le pivot Bjarte Myrhol. Le capitaine des Nordiques est un miraculé du sport. En août 2011 au cours d’un examen médical, une tumeur cancéreuse est décelée au niveau des testicules. Chimiothérapie, traitement adapté, le mal disparait et le plus fabuleux, il revient à la compétition avec son club de Rhein Neckar Löwen, deux mois et demi plus tard ! Une leçon de courage et de vie à lui tout seul et l’impression qu’il s’améliore en prenant de l’âge (il a 35 ans). « Il a vécu des moments très forts, poursuit admiratif, Guillaume Gille. C’est un vrai guerrier qui mérite le plus grand des respects. Avec Hambourg, je l’ai joué à de nombreuses reprises (entre 2006 et 2012), il était très difficile à manœuvrer. Il sait se sacrifier au nom des siens. » Il faudra surveiller tout le monde mais surtout, éviter de jouer contre nature. 

Cinq questions à Raphaël Caucheteux

Raphaël Caucheteux devait passer les fêtes en famille et retrouver ses partenaires de St Raphaël pour la préparation avant la reprise de la saison, à l'issue de l'Euro. Un coup de fil de Didier Dinart a tout changé. Pour le plus grand bonheur du natif de Montpellier.

Que t’inspire le fait de te retrouver en Croatie avec l’équipe de France ?
Tout d’abord, je dis… merci Didier... pour m’avoir fait confiance et m’avoir pris à 32 ans. Ça fait dix ans de travail qui sont enfin récompensés mais je tiens à dire que ce n’est pas de la frustration. Je suis vraiment content d’être là et maintenant, tout ce que je souhaite, c’est qu’avec ce groupe, on ramène une médaille.

C’est aussi la récompense d’une certaine patience ?
Je ne sais pas s’il faut le présenter comme ça. C’est tout simplement du bonheur dans ma carrière, je pense aux plus jeunes qui sont dans l’équipe… ils doivent mesurer la chance qu’ils ont d’être là et de pouvoir porter ce maillot, il faut savoir le mouiller. C’est plutôt de la persévérance qu’il faut avoir. Quoi qu’il arrive.

Qu’est ce que tu peux apporter de différent ?
Je suis plutôt un ailier atypique vu ma grande taille. Je peux défendre en n°2, je tire les pénaltys, je sers aussi à faire souffler Mika et quand Kentin Mahé évolue sur le poste de demi-centre. J’ai un petit rôle à jouer et peu importe si c’est 5 ou 10 minutes ou plus. Je me tiens prêt.

Le bénéfice de l’âge peut être aussi un atout…
Je pense car j’ai une certaine expérience. Avec le club, on a joué l’Europe, disputé la saison passée le Final Four de l’EHF. On peut connaître parfois des moments difficiles, quand tu commences à rater, il faut savoir relever la tête. Après, tu abordes les choses différemment, plus sereinement.

Emotionnellement, n’y-t-il pas un risque de s’éparpiller ? 
Non parce qu’en équipe de France, on est préservé de ce côté-là. On reste en groupe à l’hôtel, dans une bulle. Et puis si tu dérapes, quel que soit ton statut, Didier ou certains cadres sont là pour te remettre dans le droit chemin. De toute façon, on n’est pas là pour faire du tourisme.


L'Allemand Uwe Gensheimer (PSG) est un des 22 joueurs étrangers de LNH en Croatie

Les étrangers de LNH


Alors que la LNH est sur le point de changer de président (au retour de l'Euro), 21 joueurs étrangers évoluant dans notre championnat se retrouvent en Croatie.

Clubs

Nom

Prénom

Poste

Pays

AIX

Cingesar

Darko

ALG

Slovénie

 

Goni Leoz

Iosu

DC/ARG

Espagne

MASSY

Bauer

Thomas

GRD

Autriche

MONTPELLIER

Kavticnik

Vid

ARD/DC

Slovénie

NANTES

Balaguer

David

ALD

Espagne

 

Gurbindo

Eduardo

ARD

Espagne

 

Lazarov

Kiril

ARD

Macédoine

NIMES

Hallgrimsson

Asgeir Orn

ARD

Islande

PARIS ST GERMAIN

Corrales

Rodrigo

GRD

Espagne

 

Gensheimer

Uwe

ALG

Allemagne

 

Hansen

Mikkel

ARG

Danemark

 

Mollgaard

Henrik

ARG

Danemark

 

Nielsen

Jesper

PVT

Suède

 

Sagosen

Sander

ARG/DC

Norvège

 

Stepancic

Luka

ARD

Croatie

ST RAPHAEL

Karalek

Artsem

PVT

Biélorussie

 

Sarmiento

Daniel

DC

Espagne

TOULOUSE

Ilic

Nemanja

ALG

Serbie

 

Pettersson

Fredric

PVT

Suède

 

Sole Sala

Ferran

ALD

Espagne

TREMBLAY

Sevaljevic

Vasko

ARG

Monténégro


© Yves Michel
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