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Béatrice Edwige : « C’est comme une première »
Béatrice Edwige : « C’est comme une première »
18 Mars 2015 | International

Après deux sélections en juin 2013, la pivot de Nice a retrouvé lundi le groupe France qui prépare la prochaine étape de la Golden League à Dijon puis Besançon (19-22 mars). Meilleure défenseur, plus confiante peut-être, Edwige espère profiter un maximum. Et pourquoi pas porter à nouveau le maillot bleu.

La voix est posée, le ton presque timide mais chaleureux au moment de se replonger dans les bons souvenirs. Béatrice Edwige (26 ans) n’est pas du genre à se faire remarquer. Sauf sur le terrain, où elle trouve son plaisir en empêchant les adversaires d’en prendre, inlassable défenseur qui aime le contact. Mais la pivot formée à Rochefort, dans les Charentes, est surtout une personne droite. Il y a deux ans, elle découvrait l’équipe de France, pour les deux derniers matches d’Olivier Krumbholz à la tête des Bleues en juin 2013, en barrages du Mondial. Deux mois après, elle démarrait une saison en deuxième division avec Dijon, son club, qu’elle n’a pas voulu quitter sur une descente.

Depuis septembre dernier, c’est à Nice que Béatrice Edwige fait valoir ses qualités, qui ont séduit le sélectionneur Alain Portes. Alors que les Bleus sont toujours en recherche de stabilité, la pivot sera en concurrence avec Nina Kanto et Laurisa Landre et aura l’occasion de se montrer pendant la Golden League. Avec une vraie carte à jouer.

Si je vous dis 1er juin 2013, ça vous évoque quelque-chose ?
Je crois que c’est ma première sélection en équipe de France, c’est ça ? C’était contre la Croatie, à Montbéliard. Je vivais une période assez bizarre, des sentiments opposés : une descente en D2 avec Dijon, ce qui était une grosse déception personnelle ; et une finale de Coupe de France (perdue face à Metz) et mon départ en sélection de l’autre, cette énorme satisfaction de vivre les barrages pour les Mondiaux. J’avais joué les deux matches, surtout en défense, et ça s’était bien passé, donc c’est bon souvenir. J’arrivais sur la pointe des pieds, c’était une expérience complètement nouvelle pour moi, qui ne connaissais pas beaucoup de joueuses.

Et puis vous suivez Dijon en D2. Pourquoi ?
Il y avait le projet de remonter tout de suite, d’abord. Je m’y sentais bien, bien entouré, dans une équipe où j’étais depuis quatre ans. Et partir dans un moment si difficile pour un club, c’est, pour moi, difficile à imaginer. Je préférais rester, tenter, puis repartir une fois le travail fait. Mais pas comme ça, pas sur un échec.

Qu’est-ce que vous a apporté cette saison en D2 ?
Ça m’a fait du bien, surtout offensivement. Je me suis mieux exprimée, avec moins de stress en attaque, grâce au temps de jeu dont je bénéficiais, quasiment une heure à chaque match. Depuis, je me projette plus vite vers l’avant pour les montées de balle. Au niveau humain, c’était aussi une super expérience. On sortait de quatre ans galères en LFH. En D2 on a redécouvert ce que c’est de gagner. Je ne regrette pas du tout d’être restée, certains ont compris mon choix, d’autre non. Mais je ne me suis pas « grillée » puisque j’ai signé à Nice ensuite. A 25 ans, c’était le moment de partir.

En dévoilant la sélection, Alain Portes a dit que vous bénéficiez des bons résultats de Nice. Ça n’a pourtant pas été si évident…
C’était prévisible qu’on galère. Tout le monde nous a vues belles un peu trop tôt. Mais c’est toujours difficile pour les équipes qui se construisent, après beaucoup de départs et d’arrivées. Nous ç’a pris du temps, jusqu’en décembre. En 2015 on tourne à 22 buts encaissés par match, on est la 2e meilleure défense du Championnat, les automatismes se créent, avec Cléo (Darleux) qui apporte un énorme plus, même s’il faut souligner le travail d’Hélène (Falcon). On se comprend bien et dans notre système, je suis passée côté gauche (toujours en poste 3), on a trouvé chacun notre rôle. Et je prends beaucoup de plaisir à défendre en ce moment.

Vous attendiez-vous à être appelée en équipe de France ?
(Elle rejoue le cri de surprise). Vraiment pas du tout, je ne savais même pas que la liste sortait ce jour-là. J’ai reçu la convocation par mail et je me suis dit « c’est pas possible, c’est pas vrai », puis j’ai vu la liste et c’était « ah si, j’y suis ». J’ai reçu des messages de félicitations qui font toujours plaisir, c’est gratifiant.

Le groupe France est jeune et c’est votre deuxième convocation. Allez-vous arriver confiante ou de nouveau très timide ?
Pour moi c’est comme une première, avec un nouveau sélectionneur qui ne me connaît pas. Et je vais arriver toujours pareille, dans mon coin, sans faire trop de bruit, comme une toute nouvelle. Même si je connais les Dijonnaises, Cléopâtre, Alex (Lacrabère). Je vais profiter à fond de cette semaine, le pire c’est de revenir en se disant : « Mince, j’aurais dû faire plus ». Je vais faire de bons entraînements, si je joue c’est super, mais je ne veux pas brûler les étapes. En 2013, je pensais faire la partenaire d’entraînement alors quand j’ai su que j’étais dans la liste, c’était génial. Je suis dans le même état d’esprit.

Chanter La Marseillaise à Dijon, ça vous ferait quoi ?
Je suis hyper contente de revenir avec l’équipe de France, c’est génial. Et je suis contente aussi qu’il y ait une grande compétition féminine à Dijon, qui est une place forte du handball français. Dijon, ça reste de belles années pour moi. Alors retrouver l’équipe de France sur ce terrain, ce serait encore mieux.

Paroles de bizuts

Si Béatrice Edwige a déjà vécu deux sélections en Bleue, il y en a deux qui ont découvert les joies de la sélection. Internationales chez les jeunes, les gauchères Barbara Moretto (ARD, 21 ans, Dijon) et Chloé Bulleux (ALD, 23 ans, UMBB) ont livré leurs impressions avant de, pourquoi pas, chanter leur premier hymne chez les grandes.


Barbara Moretto
« C’est un rêve d’enfant. Les filles de Dijon me chauffaient en me disant que j’y serais mais je ne croyais pas ça possible J’ai fait le pari de me relancer en D2 (après trois saisons à peu jouer à Issy-Paris), mais je dois aussi dire merci à Christophe Maréchal, qui m’a fait confiance, c’est lui qui est venu me chercher et m’a redonné confiance en moi. Je ne regrette vraiment pas ce petit pas vers la D2 à Dijon, où je m’épanouis. Avant le stage, je suis un peu stressée mais je me dis que je vais faire ce que je sais faire. On est quand même quelques-unes à se connaître, les Dijonnaises et Alice (Lévêque) aussi car elle a joué à Dijon, on sera un petit groupe. Je vais prendre ce qu’il y a à prendre, sans penser encore à l’après. »

Chloé Bulleux
« J’ai découvert la liste sur internet, ça fait hyper plaisir. C’est le rêve de tout sportif de haut niveau de porter le maillot de l’équipe de France. Et je suis d’autant plus contente que comme c’est un tournoi, j’ai plus de chances de jouer. J’espère que ça va bien se passer et que je pourrai montrer en sélection la même chose qu’en club. Je connais pas mal de monde, je partage ma chambre avec Estelle Nze Minko, ma meilleure amie. (…) J’ai vraiment pris une superbe décision en venant à Mios. Je ne regrette rien de Metz, où j’ai beaucoup progressé, mais je me suis rendue compte que je faisais du handball car j’aime ce sport, donc j’avais besoin de jouer. Et ici j’au du temps de jeu, des responsabilités, je suis bien physiquement. Je suis heureuse, même si on a du mal à gagner. »


Le programme de la Golden League

Jeudi 19 mars, à Dijon
18h00 Norvège - Pologne
20h30 France - Danemark

Samedi 21 mars, à Besançon
18h00 Norvège - Danemark
20h30 France - Pologne

Dimanche 22 mars, à Besançon
13h30 Danemark - Pologne
16h00 France - Norvège

© Pierre Menjot
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